Archives mensuelles : mai 2010

Le financement des transports urbains, approche systémique et externalités

Deux valeurs de prix montrent le chemin à parcourir:

  • 0.05 €/km.place , c'est le coût d'exploitation avec amortissement pour un BRT dans un pays développé (source ici, reprise et présentée ci-dessous),
  • 1 €/km, c'est l'économie réalisée par la pratique de 30 min/j de vélo au niveau des dépenses de santé (voir ci-dessous).

Le financement des transports urbains, équilibre entre les transports publics plutôt collectifs et les transports privés plutôt individuel, est de plus en plus tendu et complexe, et nécessite de mettre en oeuvre une approche systémique rassemblant tous les acteurs. Pour cela, une étude récente (Qui paie quoi en matière de tranports urbains) détaille tous les modes de financements publics, privés, pour les transports, les infrastructures, à partir de toutes les sources, stationnement, plus value foncière, taxes.
 
La prise en compte des externalités positives engendrées par la pratique quotidienne du vélo a été estimées à plusieurs milliards par an dans une étude réalisée par Inddigo (voir ci-dessous), soit environ 1€/km venant des réductions des dépenses de santé et des bénéfices liés à des réductions d'absentéisme. Ce sujet des liens santé/mobilité déjà abordé sur ce blog (voir ici) doit être renforcé comme le propose l'étude : "Objectif n°2 : Rassembler tous les intervenants de la santé autour de l’objectif de 2 x 4 km/jour = 30mn, cibler en particulier les femmes et les personnes âgées. 350 km/an /hab = 0 trou de la Sécu" et "Construire un vrai groupe de pression autour du Ministère de la Santé, l’INPES, la CNAM, les médecins, l’Education Nationale en s’appuyant sur les recherches de l’OMS".

 
Il est donc souhaitable, pour le financement des transports, d'inclure également les acteurs des modes actifs, de la santé, et des assurances.

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la version anglaise d’itransports.fr – transportdirect.info

Le site http://www.transportdirect.info offre, pour l'Angleterre, les mêmes fonctionnalités que http://www.itransports.fr mais permet en plus d'estimer vos émissions de CO2 avec les différents modes, d'avoir des informations "live", d'exporter une application sur votre site web et d'afficher des informations de trafic.

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Social networks and the global auto industry: the marketing opportunity

As Web 2.0 matures and permeates deeper into everyday life, vehicle manufacturers and marketing agencies are starting to appreciate that powerful new opportunities are opening up, offering new ways of communicating with customers. Creating groups, networks and profiles via social networking websites such as Twitter and Facebook brings new interactions, but also challenges; not least, how is effectiveness measured?

Date: Thursday 03 June 2010
Time: 09.00 Detroit / 14.00 London / 15.00 Stuttgart / 18.30 Delhi

This 60-minute webinar will bring together key experts to provide insight into the use of social networking as a marketing tool in the global auto industry.

Chairperson:

  • Dr Peter Wells, Director, Centre for Automotive Industry Research, Cardiff Business School

Speakers:

  • DDB – Leo Rayman, Head of Social Strategy (UK)
  • General Motors – Mary Henige, Director, Social Media and Digital Communications
  • Dare Digital – Michael Litman, Social Media Planner

Format:

  • 3×10-minute audio presentations, followed by a 30-minute Q&A session

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Quand la pollution devient visible

Elle change le rapport des citoyens à l'environnement. Le cas de BP est intéressant sur ce point. Les milliers de baril.jour deviennent visibles, réels, alors que le carburant, lui, ne se voit pas quand on l'achète. Cet incident n'est pas vraiment nouveau, mais les moyens de communication eux ont changé. Ils obligent BP à une communication en flux tendu, utilisant tous les modes, à faire participer les citoyens à la recherche d'idées pour résoudre le problème.

La transparence est imposée par l'opacité du brut rendu visible.

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Quand l’art utilise l’espace public

La Saemes, société d'économie mixte qui gère les parkings de la Ville de Paris, organise des expositions à caractère artistique dans ses parcs souterrains.

Au programme de cet étrange happening, pensé à l'occasion de la toute nouvelle "semaine nationale des entreprises publiques locales", figure une exposition éphémère conçue par des étudiants en architecture sous le Musée du quai Branly et judicieusement intitulée "Six Feet Under" ; ou la décoration du parking Sèvres-Babylone par la photographe Madeleine Caillard.

L'artiste propose une visite guidée de son exposition le 26 mai, à 19 heures. Un collectif d'artistes, baptisé I Park Art, songe, lui aussi, à utiliser l'espace public pour y faire découvrir des oeuvres. Samedi 22 mai, ils monteront une installation temporaire sur une place de stationnement du 11e arrondissement de la capitale. "Une fois le prix du parcmètre payé, rien n'oblige l'utilisateur à y déposer une voiture", constate Mattia Paco Rizzi, le jeune organisateur de l'événement.


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En temps de crise, peut-on faire des transports gratuits ?

Ce qui n'a de prix n'a pas de valeur, Si c'est gratuit ça ne coûte rien, … Ces phrases toutes faites s'appliquent-elles aux transports en commun ou d'autres modes ? Comment les consommateurs contribuables perçoivent cette gratuité ? Pourquoi se lancer dans le gratuit ? Et si la gratuité n'était qu'une étape pour aller vers la transparence complète des opérateurs de transports publics ?

 

Un an après la mise en place d’un service de transports en commun totalement gratuit dans toute la communauté d’agglomération du pays d’Aubagne et de l’Etoile, l’heure est au bilan. Mardi 18 mai 2010, la communauté dévoilait les résultats d’une enquête sociologique qui tente de mesurer l’impact qualitatif du passage à la gratuité, pour savoir ce que les habitants en pensent vraiment. Car en dehors de l’aspect écologique, la gratuité aurait un impact non négligeable sur la vie sociale.


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Les mutations du secteur automobile, le rapport du Pôle Interministériel de Prospective

Le PIPAME, Pôle Interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations Economiques, présente aujourd’hui son rapport concernant les mutations économiques du secteur automobile.

 

Le PIPAME a pour objectif de construire en coordonnant l’action des départements ministériels un éclairage à un horizon de 5 à 10 ans de l’évolution des principaux acteurs et secteurs économiques en mutation, en s’attachant à faire ressortir les menaces et opportunités.

 

Le rapport a été construit par deux études successives. Une première réalisée par Futuribles a permis de lister et définir les principaux paramètres influents sur le secteur. Une seconde réalisée par le BIPE vise à utiliser ses paramètres pour les lier et proposer plusieurs scénarios, et une boîte à outils permettant d’explorer d’autres scénarios d’avenir en utilisant les contraintes, les tendances lourdes et les interactions.

 

Parmi les tendances lourdes, on retient par exemple : l’urbanisation, l’évolution des valeurs automobiles et des attentes sociales, l’impact réglementaire, la prise en compte du TCO de l’automobile, la transition vers des services de mobilité.

 

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