En matière de mobilité, le rationnement peut-il uniquement s’étudier ?

Pour accroître nos résiliences aux chocs futurs, pour mieux nous préparer, pour l'avoir étudié ou pratiqué collectivement avant d'être obligé de, le rationnement est un outil que l'on ne peut pas ne pas étudier. Poser la question du rationnement, en choisissant volontairement ce terme pour en appeler à des actions collectives, devrait permettre de ne pas être pris de court demain. C'est une exploration de ce que pourront être nos modes de vie dans une société où l'énergie sera chère et rare, pour éviter, ou du moins réduire, le rationnement inégalitaire basé uniquement sur les revenus.

En France, le LET étudie ce concept de rationnement, de quotas. Plusieurs documents et études ont déjà été publiés, et sont disponibles ici. D'autres, comme les CRAGS en Angleterre, décident de le vivre au quotidien avec plusieurs conséquences:


  1. pouvoir identifier les limites et les dérives possibles au niveau personnel, au niveau familial, au niveau social,
  2. pouvoir partager des conseils, des modes de vie, des solutions,
  3. pour nourrir des réflexions plus politiques, et montrer la ou les voies pour aller vers une certaine forme de maîtrise de nos mobilités.

1. Passer de 5 tonnes de carbone par an et par habitant à 0.5 implique des changements d'habitude, de modes de vie, avec des barrières non négligeables. Ces barrières ne seront identifiables qu'en expérimentant dans la "vraie vie", ce qui rejoint la notion de living lab (déjà abordée ici) : au niveau personnel, au niveau du foyer familial, d'un quartier, d'une ville ou d'un pays. La comptabilité des émissions pourrait passer par une carte, et poser la question de la protection des données privées.

2. Ce "choc pédagogique" nécessite des conseils, des outils. Le partage de certaines données doit conduire d'une part à mieux vivre cette expérimentation et d'autre part à mieux capitaliser nos réussites, nos échecs, et les chemins empruntés. Cette tendance au partage de données peut aller loin, comme le montre les actions détaillées ici.

3. Ces actions marginales pour le moment nourrissent également des travaux universitaires, et de lobbying politique par la pratique pour atteindre les objectifs nationaux officiels de réduction de 80% d'émissions de GES.

Il est intéressant de noter que ces démarches partent "du bas", et se cristallisent au niveau des villes, les "villes en transition" ou  "transitions towns", là où il faudra s'organiser pour partager l'énergie et l'alimentaire disponibles. Le partage des moyens pour y arriver doit, lui, être mondial.

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