Et si le vélo reprenait sa place dans la bataille de la route

Arnaud Passalacqua indique dans son ouvrage La Bataille de la route que la principale stratégie consiste effectivement à s'assurer un territoire rigide et bien à soi. Donc à abandonner ce qui caractérise les systèmes de mobilité : leur souplesse. Ce livre intéressant propose une plongée dans le monde violent de la mobilité, sur tous les territoires. Enjeu de la bataille, l'espace public, voit se nouer alliances et oppositions entre les modes de transport.

L'espace public est bien une zone de combat pour ceux qui sont minoritaires en nombre et en masse : vélo, 2 roues motorisés. L'espèce principale, le véhicule à quatre roues, a façonné les voiries. Même si sa place est en réduction dans certaines villes, elle reste largement dominante. Pourtant des signaux faibles indiquent qu'un renversement est possible. Il partira des cyclistes eux-mêmes, ne demandera pas d'infrastructure et trouvera auprès des assurances un formidable allié.



Le mot clé : la sousveillance

Rendue possible par des technologies embarquables à bord d'un vélo, la sousveillance peut se mettre en oeuvre là où on l'attendait pas. Symétrique de la surveillance policière en cours de développement (radar, caméra, …), la sousveillance, détaillée dans la MétaNoté N°13, vise précisément à équilibrer les rapports. Le MIT travaille notamment sur des vêtements permettant de capter et stocker les informations de notre environnement. Ces "outils" pourraient assez facilement renverser les rapports de force qui existent aujourd'hui entre les véhicules dominants et les dominés, redonnant à ces modes de transports tous leurs potentiels.

 

La Go Pro, futur équipement du cycliste ?

De plus en plus de cyclistes s’équipent de petites caméras pour dénoncer
le comportement de chauffards. C’est le cas d’Evan Wilder qui raconte
sa mésaventure au New York Times. Grâce à la vidéo, l’auteur du crime a pu être retrouvé et accusé de délit de fuite.

Un autre équipement compléterait la caméra, un laser représentant l'espace vital du cycliste. Si vous entrez dans cet espace, vous êtes filmé et mon assurance est déjà informée ! Des photos automatiques sont prises, partagées sur les réseaux sociaux, construisant une base de connaissance des voitures dangereuses.

Manavella-1_cqlEj_69Manavella-2_xpa19_69

Les sociétés d'assurance pourraient jouer un rôle grâce à la disponibilité des données prouvant l'infraction et grâce aux avantages en matière de santé générés par le vélo (voir la MétaNote N°12, l'avenir du vélo). Aujourd'hui fragile, "lent" et isolé, le cycliste pourrait ré-équilibrer à son avantage les rapports de force et conduire à un partage équitable de la route.

 

Publicités

2 réflexions au sujet de « Et si le vélo reprenait sa place dans la bataille de la route »

  1. superjamespond

    la violence est inspiré par de grandes marques de voitures qui ne font que louer les prouesses de leurs engins!!sauf une marque comme volvo qui se veut plus « humain ». allez voir ce qui se passe a amsterdam et comment le vélo y a droit d’existence. alles voir en flandre comment des millions d’euros ont été investi ds les belles pistes cyclables qui sont déssertes!!!d’ou vient le problème?? des centaines de milliers de flamands viennent travailler a bruxelles ts les jours parcourant une distance moyenne de 40KMS?? environ;qui fera cela en velo a 6H du mat pour etre a bruxelles a 8h30 du matin?
    ce sont les villes elles-mêmes surtout des villes comme bruxelles ou le CEE EST MAITRE total et detruit tout le paysage bruxellois qui sont les instigateurs de LA VIOLENCE PAS LA VOITURE!!!!!!qu’on évacue le CEE de bruxelles et la ville aura changée.,car en plus 30.000 fonctionnaires grassement payés y arrivent tous les jours dans leurs grosses bagnoles et croient que la ville leur appartient!!!good luck de changer cette dictature.

    Répondre
  2. superjamespond

    quand je dis cEE je pense naturellement à la commission européenne censé donner?? l’exemple en europe mais qui elle-même ne fait qu’aggraver la situation.comme qoui le conseilleurs n’est pas le payeur et trouve normal que cette ville trôp petite de bruxelles est défiguré et détruite avec la complicité des pouvoirs locaux et sans le moindre respect du citoyen. l’europe démocratique?? ca fait rigoler quand-même vu que ces chefs n’ont même pas été élu.

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s