Archives mensuelles : octobre 2013

Les nouveaux dispositifs d’innovations collectifs

Rassembler un écosystème étendu, hétérogène, pluriel, avec de nombreuses contraintes industrielles et économiques, des histoires et des modes de pensées. Lui donner les conditions de se rencontrer, de se sentir en tant que groupe. Sans modifier les spécificités individuelles, lui permettre de faire émerger une conscience collective, une émanation du tout, à la fois supérieur à la somme des parties et inférieur. Accéder à une sensation d'holoptisme.

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Individuation, chacun reste expert d'un domaine et joue son rôle, et Reliance, capable d'écouter et ressentir le collectif pour ajuster son action individuelle pour maximiser le bien commun. Accompagner le collectif en l'inspirant, en l'alimentant de concepts, d'idées, de récits, d'histoires racontés par des passionnés dont le seul objectif est de transmettre le goût de l'action, les valeurs du beau-bon-vrai, et la reconnaissance des multiples richesses des projets et des personnes. Permettre à tous de s'engager. Intégralement.

Bien évidemment rien n'est écrit à l'avance, ni les objectifs, ni les chemins. Pour être en création, les pionniers du collectif deviennent sensitifs entre eux et avec l'équipe qui les accompagne. L'itération et l'adaptation sont permanentes, rien n'est figé. Le dispositif permettant de conduire ces mutations est complexe, au sens de "complexus, tisser ensemble" : Technique de narration d'une histoire et d'intervention basée sur TED, maîtrise des outils numériques et des réseaux sociaux, utilisation en temps réel d'outils de fouille de données et d'analyse sémantique, processus de créativité, mise en situation d'holoptisme d'un collectif, méditation et maintient des énergies dans le groupe pendant plusieurs jours. Le laisser se libérer de ces modes de pensées historiques, lui permettre d'inventer d'autres concepts, d'autres mots. Ne juger personne, et faire émerger une profonde et intégrale expérience d'humanité.

Nous sommes à la veille de dynamique collective inédite par leur capacité de penser en rupture. Des pionniers (CIRI, NodA, La FING, Gunther Sonnenfeld, P2P FoundationIn Principo, Colligence, …) sont en train d'inventer ces nouveaux dispositifs. Il ne tient qu'à vous, qu'à nous de les utiliser. 

Je suis les liens que je tisse avec d'autres. ", Albert Jacquard.

 

MétaNote 18 – Pour une ontologie de la demande(s) de transport

Les offres de transport se comprennent facilement, ce sont
des moyens mis en œuvre pour se déplacer. Il y a des industries qui conçoivent,
industrialisent des véhicules, d'autres les opèrent, d'autres assurent le
déploiement conjoint des infrastructures de distribution d'énergie (carburant),
d'autres des infrastructures pour les faire circuler (routes), pour les stocker
(parking), d'autres enfin mettent en œuvre des solutions pour prélever des
taxes visant à financer partiellement le système. Il n'y a pas besoin
d'expliciter longuement, tout ceci se comprend. Nous avons déployé à la fois
les industries et les concepts pour en parler.

Aujourd'hui, les experts, mais surtout les « non
experts », constatent et déclarent que le « toujours plus
d'offres » ne permet pas de répondre aux conséquences générées par ces mêmes
offres. Cette fuite en avant des offres n'est pas tenable. Tout le monde le
sait. Tout le monde le vit. Tout le monde le ressent.

Ni les finances publiques, ni les finances privées, ni les
progrès technologiques, ne permettent de produire un discours crédible et
souhaitable d'une mobilité à venir performante, citoyenne, équilibrée. Il
est  alors question de faire évoluer la
« demande », de « modifier » les comportements, soit par
une communication engageante, soit par des incitatifs (récompenses), soit par
de nouvelles taxes (contraintes). Et là, constatons que nous manquons
cruellement d'ontologie pour échanger, partager, débattre, et donc construire
les solutions à mettre en œuvre du côté de la « demande », dans toutes
les dimensions : technique, politique, sociale, mais aussi systémique.

« La demande » ne s'industrialise pas, elle n'est
pas unique, elle réagit de multiples façons à des contraintes, des récompenses,
des incitatifs, des sollicitations, des produits, des services. Elle n'est pas
prévisible, elle n'est pas rationnelle, elle n'est pas modélisable. Et en plus, quasiment personne ne
« la » connaît. Elle n’a pas de représentant, pas de lobby pour la
représenter dans sa globalité. Et pourtant elle a toujours été stratégique.

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Avec Blue Solutions, Bolloré industrialise progressivement un nouvel écosystème de mobilité

Blue Solutions fait son introduction en bourse, et annonce le même jour le lancement d'un projet en Côte d'ivoire couplant 2 bus électriques (Blue bus) alimentés à partir de panneaux photovoltaïques. au centre la technologie des batteries Lithium-métal-polymère (LMP) (lire le CP en bas…). Partir d'une technologie stratégique pour construire progressivement un écosystème de mobilité, de gestion de l'énergie, en déployant des laboratoires vivants à petites ou grandes échelles, telle est la stratégie.

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Nous échouerons probablement à faire muter notre système de mobilité

 

Tant de promesses annoncées, tant de
ruptures attendues (lire l'article sur les ruptures par Mc Kinsey), tant de changements étudiés et planifiés,
pourtant ne restent que congestions, temps perdus, pollutions et
gigantesques consommations de matières et d'énergies. Rien ne
montre aujourd'hui que nous (écosystème) avons compris les enjeux,
les menaces, et l'intégralité du système qu'il faut traiter, avons
perçu l'obligation de se former pour piloter les mutations. Nous
sommes figés dans un système de mobilité vieux d'un siècle conçu
pour aménager des territoires « vides » avec des
ressources illimitées, pas pour maximiser l'usage de ces dernières
et offrir de nouvelles expériences de mobilité, de rencontres, ou
de travail (lire l'article sur le paradoxe simplification pour l'utilisateur, complexification pour l'opérateur).

Mais plus que tout, nous sommes incapables de partager une, ou plusieurs, vision du futur crédible et souhaitable. La vision d'un constructeur, n'est pas celle d'une autorité organisatrice ou d'un opérateur de transport en commun, il n'y a pas de processus pour construire des visions collectives. Comme l'indique Jean-pierre Dupuy (lire l'article sur le catastrophisme éclairé), cette incapacité a pour conséquence de ne pas engager une dynamique créatrice permettant de faire réaliser ce futur, aujourd'hui virtuel. Selon la théorie du "catastrophisme éclairé", il faut être sûr d'aller à la catastrophe pour pouvoir l'éviter. Pour le moment, tout indique que le "Bootstrap" n'aura pas lieu. 

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Transports & Mobilités, fais toi-même ta prospective 2050 …

Développé pour travailler sur les visions 2030-2050, un outil de prospective paramétrable est maintenant opérationnel. Il porte à la fois sur le transport de marchandises et les mobilités des personnes sur tous les modes dans 3 types de territoires (urbain, périurbain et longues distances) en intégrant les technologies des véhicules et les usages, notamment le remplissage des véhicules.

Une version spécifique a été conçue avec des interfaces plus simples, cette version est téléchargeable par ce lien. Un guide utilisateur vient compléter l'outil, ainsi que des liens vers des études et documents de référence. Ce travail complémentaire a été réalisé dans le cadre d'un stage par Inès ADAMS.

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