Avec Blue Solutions, Bolloré industrialise progressivement un nouvel écosystème de mobilité

Blue Solutions fait son introduction en bourse, et annonce le même jour le lancement d'un projet en Côte d'ivoire couplant 2 bus électriques (Blue bus) alimentés à partir de panneaux photovoltaïques. au centre la technologie des batteries Lithium-métal-polymère (LMP) (lire le CP en bas…). Partir d'une technologie stratégique pour construire progressivement un écosystème de mobilité, de gestion de l'énergie, en déployant des laboratoires vivants à petites ou grandes échelles, telle est la stratégie.

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De la batterie, au véhicule, puis à la mobilité

La MétaNote N°0 rédigée en 2008 avec Global Chance (et publiée en 2009 sur ce blog) indiquait déjà : "Ces objets dont la principale valeur ajoutée ne viendra pas forcément du cœur de métier d’un constructeur automobile (électronique, télécommunication, stockage chimique…) pourraient conduire alors à une inversion des rôles : des voitures Hitachi, NEC ou Sanyo, puisque la marque devient secondaire.". Avec Autolib', Blue solutions, Bolloré déploie une suite servicielle co-conçue avec les utilisateurs. Le processus est itératif comme en témoigne le partenariat avec Renault pour industrialiser un véhicule 3 places, 200 km d'autonomie, dédié au partage. En exploitant l'expérience d'Autolib', le cahier des charges de l'objet est revu.

Logiquement, les blue bus en circulation en Côte d'Ivoire vont nourrir les prochaines versions d'objet pour mieux les connecter à une alimentation intermitente d'énergie, pour faciliter leur exploitation, … En partant des usages, de nouveaux services pourront être esquissés, expérimentés dans ces laboratoires vivants : Paris, Lyon, Bordeaux, Cocody, Indianapolis. Pour mieux itérer sur les objets et les services. Le design de l'écosystème Blue Solutions va rapidement devenir "sensitif" car directement branché avec les usages, le vivant.

Accélération 

En maîtrisant toute la chaîne, toutes les boucles rétroactives permettant de renvoyer les bonnes informations aux concepteurs, les processus d'optimisation et d'innovation vont pouvoir être beaucoup plus rapides, itératifs. Idéalement, la version béta va devenir la norme.

L'implication des utilisateurs pourra augmenter dans le processus de conception jusqu'à dans certains devenir centrale, maximisant les facteurs de succès et de diffusion. La position de Blue solutions sera alors "au plus près" des citoyens, malgré le fait que c'est une technologie de batterie qui a permis cela. L'écosystème s'est construit grâce une vision stratégique à la fois en empathie avec les utilisateurs et clairement opérationnelle.

En partant de la batterie, Blue solutions est devenue une plateforme, sur laquelle vont pouvoir se "brancher" à la fois des utilisateurs pour contribuer et innover, des acteurs économiques à la fois partenaires ou sous-traitants, mais également des territoires faisant remonter des données stratégiques et des idées. A l'âge de la multitude, devenir une plateforme n'est pas intéressant, c'est indispensable (lire Les Transports à l'âge de la multitude).

 

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