Archives pour la catégorie congestion

UberPop, Un nouveau service urbain de Taxi entre Particulier

Comme le décrit cet article du Monde (A Paris, Uber veut changer les particuliers en taxi), cette dernière annonce d'Uber ne va calmer les taxis. Avec UberPop, il s'agit de décliner le concept de Véhicule avec Chauffeur en allant jusqu'à remplacer le Chauffeur professionnel par un particulier. Il s'ajoute à l'offre UberX pour lequel un chauffeur professionnel utilise son propre véhicule. Le schéma ci dessous extrait du blog Uber est clair : 

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Un nouveau service de mobilité

Il s'agit donc véritablement d'un nouveau service de mobilité. Et il faut être vigilant sur les termes utilisés pour éviter les confusions. Il ne s'agit d'autopartage puisque le propriétaire de la voiture la conduit. Mais il ne s'agit pas non plus de covoiturage. En effet, la définition du covoiturage récemment adoptée est la suivante :

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Téléphériques en France. Montagne 1143 / Ville 0.

[Il s'agit d'un billet invité, bienvenue à Charlotte Boffetti, Creative Urban Projects]

La France est le pays qui a le
plus grand nombre de téléphérique au monde (1143 téléphériques en 2011 –
rapport 2012 STRMTG). Pourtant elle n’a aucun téléphérique en milieu urbain, à
l’exception peut être de celui de Grenoble, mais il n’est ouvert que la moitié
de l’année et il a plus une vocation touristique que de transport de masse. Lorsque
l’on parle de téléphérique urbain aujourd’hui, on désigne un système intégré au
réseau de transport public, pouvant fonctionner toute l’année et servir à une
mobilité quotidienne.

Le transport par câble a été
consacré par le Grenelle de l’Environnement comme un moyen de transport
« durable ». Depuis, l’idée du téléphérique urbain se propage en
France, et les premiers projets devraient voir le jour dès 2015 (Brest).
Cet engouement pour le téléphérique s’explique par ses nombreuses
qualités ; il est moins cher qu’un tram ou un métro, il permet de franchir
des obstacles (rivière, dénivelé, voies autoroutières ou ferroviaires…), il a
une faible empreinte au sol, il est très sûr, rapide à construire et bien sûr
il a l’étiquette « transport vert ».

La France, qui détient pourtant
le record du nombre de téléphérique et accueille l’entreprise POMA (un des leaders
du marché), semble juste redécouvrir le potentiel du transport par câble. Mais
cela fait déjà quelques années que le téléphérique à trouver sa place en milieu
urbain à travers le monde.

Algérie, Brésil, Colombie, Etats
Unis et bien d’autres pays bénéficient déjà de téléphériques urbains. Ces
systèmes sont pris comme exemple de la réussite de ce « nouveau »
mode de transport. Le téléphérique apparaît alors être une option crédible
pour répondre à divers chalenges auxquels font face les villes :
accessibilité, enclavement, trafic…

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Medellin – Metrocable – Ligne J,  Image : Gondola Project


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Ralentir la ville pour de nouvelles expériences de mobilité

La recherche de la vitesse a guidé les
politiques de mobilité, sans résoudre l'engorgement et la congestion des villes
ni réduire les usages de la voiture individuelle. Comment changer de paradigme
et développer des politiques de mobilité pour ralentir dans la ville? Quels
changements sont nécessaires pour réellement développer l'usage du vélo ou de
la marche ? Le ralentissement s'accompagne-t-il d'une meilleure fluidité ?

La vitesse est bien entendu un élément stratégique essentiel car il structure aujourd’hui le rapport de force dans la rue aujourd’hui (lire Et si le vélo reprenait sa place dans la bataille de la rue). Il hiérarchise les positions en donnant accès à la seule richesse : le temps. Arnaud Passalacqua indique dans son ouvrage La Bataille de la route que la principale stratégie consiste effectivement à s'assurer un territoire rigide et bien à soi. Donc à abandonner ce qui caractérise les systèmes de mobilité : leur souplesse. Ce livre intéressant propose une plongée dans le monde violent de la mobilité, sur tous les territoires. Enjeu de la bataille, l'espace public, voit se nouer alliances et oppositions entre les modes de transport.


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Google Mobility : In the race to get you around cities with a smartphone and a credit-card

La voiture autonome, ce n'est pas pour demain. Trop compliqué, trop cher. Trop de problème juridique à régler. Et puis pourquoi faire ? L'automobile est déjà, en soi, un objet complexe, pourquoi vouloir augmenter encore le niveau de complexité (lire Qui est prêt pour augmenter le niveau de complexité ?) ? Pour quels bénéfices et surtout, pour qui ? Automatisée, oui, Autonome, non. Tel pourrait être le résumé de la bataille qui s'engage dès aujourd'hui. Un scénario fiction avait été rédigé en juillet 2011. Appelé Google Mobility Service, il est en train de se réaliser, dès aujourd'hui.

Pour Daimler, le lancement de sa classe S montre clairement la voie. L'automatisation du véhicule n'est pas une option. C'est un impératif compétitif. La classe S possède de nombreuses fonctions d'automatisation (lire Et si c'était déjà cybercar ?). Ces technologies vont progressivement équiper de plus en plus de véhicules par un mécanisme classique de réduction des coûts par des effets sur les volumes. Comme nous l'avons vu, ces techniques d'assistance vont participer à la création d'une nouvelle perception de l'automobile et du territoire (lire MétaNote 17 la révolution numérique et la fin de l'automobile). Progressivement, l'automatisation sera acceptée puis recherchée. Ne pas l'avoir sera impensable. Mais le passage de l'automatisation à la robotisation est bien un saut discret au sens mathématique. Pour le moment, aucun constructeur n'a d'intérêt à robotiser un véhicule. Le conducteur doit rester, pour garder la propriété de l'objet.

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Google achète Waze, sans doute une évolution majeure dans le domaine des transports

Identifié en 2010 sur ce blog (lire l'article Waze arrive en France), Waze (lien vers l’application)
appartient maintenant à Google. Ce premier, et pour le moment unique, réseau
social dédié aux transports utilise tous les leviers du numérique :
géolocalisation, participation des usagers pour remonter des données de trafic (d’incidents, de prix des carburant, etc…) et donc capacité à faire travailler environ
10% des utilisateurs pour créer des connaissances uniques, dynamiques et à
jour.  

Les synergies entre ces 2 sociétés sont nombreuses et puissantes. Waze préfigure l'indexation du monde physique, la publicité géolocalisée, et finalement la recherche en mobilité de Google. Waze intègre également une monnaie permettant de récompenser les usagers actifs et de mieux se représenter simultanément "soi" et le collectif.

“Whenever you’re going onto the web, you start with a search bar,” he said. “Wherever you’re going in the real world, you’re going to start with Waze.”

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AMI – Véhicule routier du futur : technologies, systèmes et mobilité

L'ADEME lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt (AMI) portant sur la partie véhicules routiers (véhicule et mobilité) du programme « Véhicule du futur » des Investissements d’avenir. Il s’inscrit notamment dans le cadre du plan automobile annoncé par le gouvernement le 25 juillet 2012 et fait suite aux 9 appels à manifestions d’intérêt thématiques émis par l’ADEME en 2011 et 2012, qui ont permis de soutenir une quarantaine de projets. 

Cet AMI doit notamment permettre l’émergence de projets fédérateurs industriels participant à l’atteinte de l’objectif de mettre sur le marché d’ici 2020 des voitures particulières consommant moins de 2 litres de carburant aux 100 km, d’un prix abordable, développés et assemblés sur le territoire national. 

Le champ thématique de l’AMI correspond aux véhicules routiers et systèmes de mobilité permettant le transport de personnes et/ou de marchandises. Les travaux pourront porter sur des applicatifs variés, allant du 2-roues motorisé au véhicule lourd.

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MétaNote TdF 3, La surveillance – reloaded

La précédente MétaNote Tdf N°3 portant sur le sujet a été rédigée il y a 3 ans (déjà !). Les tendances identifiées se réalisent toutes, et elles s'accélèrent. Automatisation et Robotisation des radars de contrôle dont les drones, utilisation des technologies numériques nomades pour tracer et apprendre les pratiques réelles notamment dans les transports, industrialisation de ces technologies fusionnées avec nos vêtements-nos lunettes-nos montres …

Et si les techniques de surveillance et les acteurs associés structuraient les Transports du Futur et notamment les pratiques et les comportements ?

Avec l'effondrement des prix des technologies, les "besoins" de sécurité et de contrôle, tous les éléments s'assemblent pour amener à l'hypersurveillance décrite par Jacques Attali dans son livre Une brève histoire de l'avenir. Les faits sont les suivants.

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