Archives pour la catégorie économie fonctionnalité

Dongfeng/PSA et Facebook/WhatsApp

En même temps, Dongfeng injecte 800 Millions d'euro et Facebook rachète WhatsApp 16 Milliards d'euro. Ces deux évènements ont lieu. Jouant probablement dans deux mondes différents. En tout cas, ce sont deux visions du monde qui vient. La première Alliance tente de prolonger une économie de la rareté, utilisant des ressources finies pour des marchés à remplir. La seconde met en oeuvre des ressources immatérielles (appuyées sur des techniques et des investissements lourds), des ressources infinies pour des expériences à inventer.

16 milliards pour des abeilles

Pourquoi investir 16 milliards dans un réseau de messagerie instantanée ? Est ce que "ça les vaut" ? Pour tenter d'analyser cela, il faut penser comme les acteurs du numérique. Yann Moulier Boutang a théorisé ce mode de fonctionnement par l'économie de la pollinisation. La valeur de l'Abeille n'est pas uniquement dans le miel et la cire mais dans la pollinisation. Et c'est bien cela que Facebook a acheté : des abeilles.

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Interventions du Séminaire Mobilités Mutations

Faisant suite à une série d'article sur le séminaire Mobilités Mutations présentant les livrables Prospectives et Projets, ainsi que les défis identifiés pendant le séminaire, toutes les interventions ont été mises en formes et regroupées. Elles sont téléchargeables ainsi que le programme :

1er Jour : 

Institut de la Mobilité durable, Romain Beaume

Renault, Lomig Unger & Edwin Mootoosamy

Orange Labs, Valérie Peugeot

Polyconseil, groupe Bolloré, Olivier Colas

Ecomobilité Ventures, Edouard Combette

la FING, Jacques-françois Marchandise

Ouishare, Antonin Leonard

SNCF, Dominique Laousse

IBM, Thomas Baudel

Volvo Trucks, Bernard Favre

– Nicolas Colin, l'âge de la multitude (à venir)

2ème Jour : 

Michelin Solutions, Franck Estoquié

Grand Lyon , Jean Coldefy

Transdev, Marie-catherine Beaudoux

Blablacar, Frédéric Mazzella

Projet BMA, CCI Rennes, Jean-luc Hannequin & Alain Somat

Groupe Chronos, Bruno Marzloff

 

Cyberespace, Sérendipité et Art de la guerre, Quels seront nos futurs ?

La première MétaNote rédigée en 2007 (et publiée sur ce blog en 2009), N°0 – L'origine, proposait plusieurs prévisions. Tout d'abord l'irruption du numérique en tant que facilitateur, disrupteur du secteur historique des transports. Le développement de services de mobilités portés par le numérique était proposé, engendrant de nouvelles expériences, puis de nouveaux comportements, et bientôt de nouveaux rêves. Bien sûr le statut social de l'automobile et les pseudo-libertés qui lui sont associées, nous sommes et serons surveillés. De nouveaux acteurs, sans usine, pensent services, fonctionnalités et scalabilité. Ces prévisions se sont réalisées, elles sont visibles (lire l'article Le numérique remet tout en cause). Mais elles ne traduisent pas les principaux changements qui opérent aujourd'hui. Elles ne sont que l'écume des vagues. Il faut se préparer à des courants plus profonds. Tenter de les esquisser pour revenir à soi-même : quelles formations, cultures et richesses pour voir, comprendre, agir et être heureux dans le chaos ?

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[Fiction N°6] La Poste ne livre plus, c’est Google qui le fait

"Plus que 3 km …" songe Mathieu en consultant le coin de ses glass. Courir était pour lui un véritable plaisir dans ces sous-bois pour aller travailler. Deux fois par semaine, ce déplacement lui rapporte assez de point pour bénéficier d'une réduction de 30% sur sa mutuelle santé, et il améliore également son compteur CO2, ouvrant des réductions pour ses prochains travaux d'isolation (voir sur ce sujet des exemples actuels Walkmore, CarePass, Compte épargne CO2 par Crédit Mutuel, BaseLine Telematics, Movelo). Depuis 2023, la surveillance de certaines activités physiques, pour pouvoir financer les pertes financières des structures publiques et privées d'assurances santé, s'était déployée. D'abord sur des bases volontaires, puis étendu … Ceci avait été accepté par l'attrait de bénéfices financiers et également grâce à La Poste Safety Box, solution numérique de gestion des données numériques individuelles. La Poste, structure historique inspirant la confiance, avait réussi à devenir la plate-forme personnelle de gestion de nos données. Cette activité ne lui avait pas permis de combler la chute du courrier papier, mais elle devenait enfin rentable grâce à de nombreux services associés. Pour conserver cette avance, La Poste est une des structures la plus innovante en matière d'implication des usagers et d'intelligence collective (lire l'article les nouveaux dispositifs d'intelligence collective).

Mathieu travaille d'ailleurs à La Poste comme Facilitateur Amplifieur (voir schéma ci dessous des compétences numériques) de plusieurs communautés d'intérêts et industrialise des services freemium pour les citoyens et les entreprises. Les récentes lois obligeant tous les acteurs économiques, toutes les plate-formes et même les Bots, à renvoyer toutes les données vers les citoyens, avaient formidablement amplifié les capacités de la Safety Box. Mathieu avait fait son stage à La FING au moment du projet Mes InfosMesInfos propose à un petit nombre d'entreprises et d'administrations pionnières d'explorer et d'expérimenter ce qui pourrait constituer la base d'une transformation profonde de la relation entre les organisations et leurs clients ou usagers : le partage et la réutilisation des données personnelles avec les individus qu'elles concernent.

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[MétaNote N°19] Apprenons à connaître les citoyens du futur ?

Nombreuses sont les études de prospectives centrées sur les techniques. Pensant que toutes les innovations technologiques conditionnent le fonctionnement des organisations humaines, que ces dernières les consomment, uniquement. Mais des tendances historiques plus longues sont à l'oeuvre au niveau des aspirations individuelles. Nous sommes des animaux sociaux, et, malgré les apparences, profondément altruistes (lire Plaidoyer pour l'altruisme par Mathieu RICARD). Désormais, il devient possible de penser que de plus en plus d'individus formés peuvent s'engager "seuls", sans structure de commandement, sans liaison avec les "marques", sans direction fixée par d'autres, dans la conception et la réalisation de projets avec d'autres pairs, et cela à grande échelle. A la fois reliés à de nombreux réseaux, le "nous", et autonome, le "moi". Ceci n'est pas un détail. Ce n'est pas non plus un hasard. 

"Dès son plus jeune âge, l’enfant éprouve un sentiment d’appartenance au groupe : il est un parmi beaucoup d’autres et l’autre est un peu lui-même. Ce sentiment se manifeste clairement dans les activités coopératives, au cours desquelles les enfants poursuivent un but commun et prennent conscience de leur interdépendance au sein de laquelle le « moi » se fond dans le « nous ». Avec l’âge, ce sentiment collectif du « nous » se restreint graduellement à certaines catégories d’individus, à des « groupes » – famille, amis et, plus tard, ethnie, religion et autres facteurs de distinction, de division et, souvent, de discrimination. À l’adolescence et à l’âge adulte, certains étendent à nouveau le cercle de l’altruisme et ressentent un profond sentiment d’« humanité partagée » avec les autres êtres humains, et d’empathie pour ceux qui souffrent. Une éducation éclairée devrait mettre l’accent sur l’interdépendance qui règne entre les hommes, les animaux et notre environnement naturel, pour que l’enfant acquière une vision holistique du monde qui l’entoure et contribue de manière constructive à la société dans laquelle il évolue en mettant davantage l’accent sur la coopération que sur la compétition, et sur la sollicitude que sur l’indifférence. De la conception que l’on a de l’enfance dépendent les pratiques éducatives que l’on va mettre en œuvre. Si l’on reconnaît que l’enfant naît avec une propension naturelle à l’empathie et à l’altruisme, son éducation servira à accompagner et à faciliter le développement de cette prédisposition." – Plaidoyer pour l'Altruisme, Mathieu RICARD.

Nos technologies de communication, de production et demain d'échanges de richesse, ont atteint un seuil inédit permettant à la fois l'individuation (capacité à chacun d'exercer un ou plusieurs expertises de façon individuelle) et l'implication dans des travaux collaboratifs sociaux. Ces deux moteurs de notre développement fonctionnent en se nourissant l'un l'autre, permettant de mettre en oeuvre de nouveaux dispositifs d'innovations collectives (lire l'article Les nouveaux dispositifs d'innovations collectives). C'est la première fois dans l'histoire humaine que cette situation apparaît avec des grands collectifs distribués. Nous sommes au premier âge et déjà les bouleversements deviennent sensibles en matière de résultats, de livrables, mais également sur "nous-mêmes". Et ce sont ces changements qui méritent d'être analysés.

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[Fiction N°5] En 2050, nous serons heureux.

"Vas-y, rajoute une bûche" demande Amandine. Le poële à bois hydraulique s'anime une fois par semaine pour chauffer les 2000 litres des ballons de stockage et fournir chaleur, eau chaude et quelques watts d'électricité pour les serveurs domestiques.

Ce mois de décembre 2050 est particulièrement froid, nous avions réussi à faire mentir les prévisions du GIEC. Nés en 2013, Amandine et Mathieu prennent quelques instants et regardent avec une certaine nostalgie les écrans et les hologrammes de leurs archives numériques récemment stockées sur le serveur domestique local. Cette victoire n'était pas gagnée d'avance, songe Mathieu. Dire que c'était son sujet de thèse de Philosophie en 2033 : "L'accès et la gestion de ses données personnelles peut-elle modifier la structure des collectifs humains ?". Pourtant, la P2P virtual Assembly, dont la P2P foundation avait jeté les bases, avait réussi à faire plier tous les géants marchands du web, les données personnelles ont bien été répliquées sur des serveurs domestiques, locaux, communautaires ou municipaux. Les données reviennent à ceux qui les produisent, permettant de construire une multitude de services citoyens, et surtout de pouvoir développer des algorithmes en autonomie. Ce sujet philosophique et juridique le passionnait. Pour Amandine, cela allait avoir aussi des conséquences énormes, elle le ressentait et en était persuadée.

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Mobilités, conduire le changement avec les projets financés par les Investissements d’Avenir

Les investissements d’avenir, opérés par l’ADEME soutiennent plusieurs projets visant à améliorer les conditions de mobilité et l'utilisation rationnelle de l'énergie. Tous ces projets sont détaillés sur un blog spécifique. Lors d'Ecocity, aidé par julien de Labaca (consultant), l'ADEME a rassemblé ces porteurs de projets, pour partager leur point de vue, pour amplifier les changements en cours.

Financés par les Investissements d’Avenir à hauteur de 35 millions d'euros, douze projets s'intéressent à deux champs particuliers de la mobilité. Cinq sont issus d'un premier appel à manifestation d'intérêt (AMI) lancé en 2011 visant à développer des systèmes de mobilité complets et durables. Sept autres sont issus d'un second AMI, visant quant à lui à développer les mobilités électriques. Eco City Nantes est l'occasion de mettre en valeur ces initiatives ambitieuses qui ont germé sur tout notre territoire. Ainsi, cinq projets (3 du premier AMI et deux du second) seront présentés. L'occasion de démontrer aux acteurs publics et privés que de telles initiatives sont possibles et qu'elles sont bénéfiques à la mobilité de nos territoires. 

 

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