Archives pour la catégorie Efficacité énergétique

Téléphériques en France. Montagne 1143 / Ville 0.

[Il s'agit d'un billet invité, bienvenue à Charlotte Boffetti, Creative Urban Projects]

La France est le pays qui a le
plus grand nombre de téléphérique au monde (1143 téléphériques en 2011 –
rapport 2012 STRMTG). Pourtant elle n’a aucun téléphérique en milieu urbain, à
l’exception peut être de celui de Grenoble, mais il n’est ouvert que la moitié
de l’année et il a plus une vocation touristique que de transport de masse. Lorsque
l’on parle de téléphérique urbain aujourd’hui, on désigne un système intégré au
réseau de transport public, pouvant fonctionner toute l’année et servir à une
mobilité quotidienne.

Le transport par câble a été
consacré par le Grenelle de l’Environnement comme un moyen de transport
« durable ». Depuis, l’idée du téléphérique urbain se propage en
France, et les premiers projets devraient voir le jour dès 2015 (Brest).
Cet engouement pour le téléphérique s’explique par ses nombreuses
qualités ; il est moins cher qu’un tram ou un métro, il permet de franchir
des obstacles (rivière, dénivelé, voies autoroutières ou ferroviaires…), il a
une faible empreinte au sol, il est très sûr, rapide à construire et bien sûr
il a l’étiquette « transport vert ».

La France, qui détient pourtant
le record du nombre de téléphérique et accueille l’entreprise POMA (un des leaders
du marché), semble juste redécouvrir le potentiel du transport par câble. Mais
cela fait déjà quelques années que le téléphérique à trouver sa place en milieu
urbain à travers le monde.

Algérie, Brésil, Colombie, Etats
Unis et bien d’autres pays bénéficient déjà de téléphériques urbains. Ces
systèmes sont pris comme exemple de la réussite de ce « nouveau »
mode de transport. Le téléphérique apparaît alors être une option crédible
pour répondre à divers chalenges auxquels font face les villes :
accessibilité, enclavement, trafic…

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Medellin – Metrocable – Ligne J,  Image : Gondola Project


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Avec Blue Solutions, Bolloré industrialise progressivement un nouvel écosystème de mobilité

Blue Solutions fait son introduction en bourse, et annonce le même jour le lancement d'un projet en Côte d'ivoire couplant 2 bus électriques (Blue bus) alimentés à partir de panneaux photovoltaïques. au centre la technologie des batteries Lithium-métal-polymère (LMP) (lire le CP en bas…). Partir d'une technologie stratégique pour construire progressivement un écosystème de mobilité, de gestion de l'énergie, en déployant des laboratoires vivants à petites ou grandes échelles, telle est la stratégie.

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Transports & Mobilités, fais toi-même ta prospective 2050 …

Développé pour travailler sur les visions 2030-2050, un outil de prospective paramétrable est maintenant opérationnel. Il porte à la fois sur le transport de marchandises et les mobilités des personnes sur tous les modes dans 3 types de territoires (urbain, périurbain et longues distances) en intégrant les technologies des véhicules et les usages, notamment le remplissage des véhicules.

Une version spécifique a été conçue avec des interfaces plus simples, cette version est téléchargeable par ce lien. Un guide utilisateur vient compléter l'outil, ainsi que des liens vers des études et documents de référence. Ce travail complémentaire a été réalisé dans le cadre d'un stage par Inès ADAMS.

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Ralentir la ville pour de nouvelles expériences de mobilité

La recherche de la vitesse a guidé les
politiques de mobilité, sans résoudre l'engorgement et la congestion des villes
ni réduire les usages de la voiture individuelle. Comment changer de paradigme
et développer des politiques de mobilité pour ralentir dans la ville? Quels
changements sont nécessaires pour réellement développer l'usage du vélo ou de
la marche ? Le ralentissement s'accompagne-t-il d'une meilleure fluidité ?

La vitesse est bien entendu un élément stratégique essentiel car il structure aujourd’hui le rapport de force dans la rue aujourd’hui (lire Et si le vélo reprenait sa place dans la bataille de la rue). Il hiérarchise les positions en donnant accès à la seule richesse : le temps. Arnaud Passalacqua indique dans son ouvrage La Bataille de la route que la principale stratégie consiste effectivement à s'assurer un territoire rigide et bien à soi. Donc à abandonner ce qui caractérise les systèmes de mobilité : leur souplesse. Ce livre intéressant propose une plongée dans le monde violent de la mobilité, sur tous les territoires. Enjeu de la bataille, l'espace public, voit se nouer alliances et oppositions entre les modes de transport.


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Partenariat Renault – Bolloré incarne la mutation décrite en 2009, MétaNote N°0

Le dernier Communiqué de Presse du Groupe Renault est repris, il décrit les trois principaux points qui seront travaillés avec Bolloré. Nous retrouvons les principaux points proposés dans la première MétaNote N°0 rédigée en 2009 (4 ans déjà). En résumé, mutation de la valeur vers l'économie de la fonctionnalité incarnée dans des services de mobilité, d'abord urbain (point 1). Puis viennent les développements de véhicules conçus pour être exploiter dans des services (point 3), ces véhicules ne seront pas vendus aux conducteurs, ils seront exploités par un opérateur. Etant exploités, le cahier des charges peut être totalement revu (3 places, très léger). Un article au titre évocateur rédigé en 2010 illustre cela : Qui sera capable de faire un GMP de 20 k au meilleur prix ? Déjà 20 kW …

Le véhicule autonome (niveau 4, lire l'article Robotisation, automatisation des véhicules en 2020) fixe un objectif possible. La robotisation ne fait que commencer pour améliorer la rentabilité des services. 

Cette mutation s'observe tous les jours (voir toutes les MétaNotes). A une rupture attendue sur des technologies de propulsion se substitue une mutation servicielle des usages accélérée par l'introduction d'un nouveau liant simplificateur : le numérique. Grâce à cette mutation servicielle, de nouvelles énergies, dont l'électricité, deviennent possibles. Quelle sera la place des industriels automobiles historiques dans les futures chaînes de valeur ?

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Robotisation, automatisation des véhicules en 2020. Qui sera le Patagonia de l’automobile ?

Patagonia expérimente le futur de l'automobile (lire les MétaNotes N°14 L'avenir de l'automobile). La marque propose à ses clients de moins consommer, de moins acheter ses produits, de les réparer, de les échanger.   

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Pur marketing pour certains, tout simplement une question de survie pour d'autres. Ayant compris que rapidement, l'entreprise devra s'organiser pour proposer des produits "beauxbons et vrais" (lire l'origine du concept), Patagonia préfigure sans doute l'avenir du commerce de biens industriels. avec l'arrivée promise de nouveaux types de véhicules autonomes, les chaînes de valeur des mobilités vont être bouleversées ouvrant d'immenses opportunités et de grands risques.

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Google Mobility : In the race to get you around cities with a smartphone and a credit-card

La voiture autonome, ce n'est pas pour demain. Trop compliqué, trop cher. Trop de problème juridique à régler. Et puis pourquoi faire ? L'automobile est déjà, en soi, un objet complexe, pourquoi vouloir augmenter encore le niveau de complexité (lire Qui est prêt pour augmenter le niveau de complexité ?) ? Pour quels bénéfices et surtout, pour qui ? Automatisée, oui, Autonome, non. Tel pourrait être le résumé de la bataille qui s'engage dès aujourd'hui. Un scénario fiction avait été rédigé en juillet 2011. Appelé Google Mobility Service, il est en train de se réaliser, dès aujourd'hui.

Pour Daimler, le lancement de sa classe S montre clairement la voie. L'automatisation du véhicule n'est pas une option. C'est un impératif compétitif. La classe S possède de nombreuses fonctions d'automatisation (lire Et si c'était déjà cybercar ?). Ces technologies vont progressivement équiper de plus en plus de véhicules par un mécanisme classique de réduction des coûts par des effets sur les volumes. Comme nous l'avons vu, ces techniques d'assistance vont participer à la création d'une nouvelle perception de l'automobile et du territoire (lire MétaNote 17 la révolution numérique et la fin de l'automobile). Progressivement, l'automatisation sera acceptée puis recherchée. Ne pas l'avoir sera impensable. Mais le passage de l'automatisation à la robotisation est bien un saut discret au sens mathématique. Pour le moment, aucun constructeur n'a d'intérêt à robotiser un véhicule. Le conducteur doit rester, pour garder la propriété de l'objet.

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