Archives pour la catégorie Energie

Mobilités, conduire le changement avec les projets financés par les Investissements d’Avenir

Les investissements d’avenir, opérés par l’ADEME soutiennent plusieurs projets visant à améliorer les conditions de mobilité et l'utilisation rationnelle de l'énergie. Tous ces projets sont détaillés sur un blog spécifique. Lors d'Ecocity, aidé par julien de Labaca (consultant), l'ADEME a rassemblé ces porteurs de projets, pour partager leur point de vue, pour amplifier les changements en cours.

Financés par les Investissements d’Avenir à hauteur de 35 millions d'euros, douze projets s'intéressent à deux champs particuliers de la mobilité. Cinq sont issus d'un premier appel à manifestation d'intérêt (AMI) lancé en 2011 visant à développer des systèmes de mobilité complets et durables. Sept autres sont issus d'un second AMI, visant quant à lui à développer les mobilités électriques. Eco City Nantes est l'occasion de mettre en valeur ces initiatives ambitieuses qui ont germé sur tout notre territoire. Ainsi, cinq projets (3 du premier AMI et deux du second) seront présentés. L'occasion de démontrer aux acteurs publics et privés que de telles initiatives sont possibles et qu'elles sont bénéfiques à la mobilité de nos territoires. 

 

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MétaNote 16 – L’avenir du camion

Un parallélépipède rectangle « identique » depuis des
décennies, encombrant nos autoroutes lors de nos voyages, telle est la
perception générale du camion. Il est proposé ici de renverser la position, de
se mettre à la place du constructeur, et de mettre en perspective les évolutions
historiques de ce véhicule, puis de tracer sa trajectoire probable.

Avant tout, le chauffeur pense que vous n’avez rien à faire sur
une autoroute, son véhicule, « l’autocar des marchandises », est
conçu et optimisé pour transporter 25 tonnes de marchandises. La voiture, elle
n’est pas efficace avec au mieux 5 litres/100 km pour 1 tonne à 90 km/h, le
camion, lui, consomme moins d’un litre/100 km pour 1 tonne. Et si, finalement, la
voiture n’avait donc pas sa place sur l’autoroute ?

Malgré les apparences, le camion préfigure l'avenir de
l'automobile et des transports en général (lire l'article Truck
2020
).

Structurellement cet objet industriel aspire à lui toutes les
innovations en matière d'efficacité énergétique, d'optimisation systémique et
d'adaptation "retardée" à tous les contextes pour maximiser sa
productivité. Géré par des professionnels, acheté par des professionnels,
conduit par des professionnels, il va poursuivre les mêmes tendances
historiques : excellence énergétique, hyperspécialisation aux besoins des
utilisateurs, intégration dans un système logistique complexe. Puis il va
franchir un cap majeur dans probablement moins de 10 ans : la transparence
totale des émissions polluantes et émissions de GES. Ce sera le premier
véhicule qui communiquera ses émissions en temps réel à ces clients, aux
collectivités, et aux marchandises livrées elle-même. Même si les critères
énergie/environnement ne sont qu'une partie des éléments guidant le choix d'un
produit ou d'un service, ne pas les afficher ne sera pas accepté par les
clients. Avec l'Internet des Objets (lire l'étude du Commissariat à la
stratégie et la prospective, La
dynamique d'Internet – Prospective 2030
), le camion n'a pas fini d'être à
l'avant garde des transports.

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Appel à Projet Mobilités 2013, Connaître pour mieux agir

"Nous ne pouvons piloter et changer que ce que nous connaissons".

Cet Appel à Projet de Recherche est basé sur plusieurs constats :

  • Les mobilités se diversifient, s'hybrident principalement au niveau des usages, mais également au niveau de l'offre de véhicules et de services. Des multitudes de configuration apparaissent que nos outils de compréhension (essentiellement des enquêtes) ne peuvent pas voir et quantifier.
  • Pour concevoir les prochains services de mobilités et les futurs véhicules, la connaissance de cette multitude est impérative à la fois en "instantanée" (c'est à dire à un instant donné) mais également en dynamique (c'est à dire les évolutions et les changements). Là encore nos outils de compréhension ne permettent pas de quantifier les "gradients" rapides, les boucles d'adaptation des citoyens à des situations de plus en plus complexes.
  • Des techniques sont maintenant disponibles à bas prix. Elle peuvent permettre d'accéder à des connaissances inédites pour construire de nouveaux outils de compréhension, d'aide à la décision, puis plus tard de co-conception avec les utilisateurs eux-mêmes.

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AMI – Véhicule routier du futur : technologies, systèmes et mobilité

L'ADEME lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt (AMI) portant sur la partie véhicules routiers (véhicule et mobilité) du programme « Véhicule du futur » des Investissements d’avenir. Il s’inscrit notamment dans le cadre du plan automobile annoncé par le gouvernement le 25 juillet 2012 et fait suite aux 9 appels à manifestions d’intérêt thématiques émis par l’ADEME en 2011 et 2012, qui ont permis de soutenir une quarantaine de projets. 

Cet AMI doit notamment permettre l’émergence de projets fédérateurs industriels participant à l’atteinte de l’objectif de mettre sur le marché d’ici 2020 des voitures particulières consommant moins de 2 litres de carburant aux 100 km, d’un prix abordable, développés et assemblés sur le territoire national. 

Le champ thématique de l’AMI correspond aux véhicules routiers et systèmes de mobilité permettant le transport de personnes et/ou de marchandises. Les travaux pourront porter sur des applicatifs variés, allant du 2-roues motorisé au véhicule lourd.

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Visions énergétiques 2030 2050 – compléments Transports & Mobilités

L'ADEME a mené un exercice de prospective qui a permis d'élaborer des scénarios énergétiques et climatiques volontaristes aux horizons 2030 et 2050; ces scénarios s'appuient sur la maîtrise de la consommation énergétique et le développement de l’offre d’énergies renouvelables.

Ce travail illustre une voie possible pour la transition énergétique en France dans une perspective de croissance économique et de maintien, voire d'augmentation, du bien-être collectif et individuel. Il constitue l'une des contributions de l'ADEME au débat national sur la transition énergétique.

Pour les transports, en engageant dès à présent plusieurs actions, il s’agit de positionner au centre d’un nouvel écosystème de mobilités les constructeurs nationaux mais également d’autres acteurs industriels comme les opérateurs de transports publics, les gestionnaires d’infrastructures, les fabricants de borne de recharge, les opérateurs telecom et numériques, les compagnies d'assurance, les sociétés de location et de leasing, les collectivités et autorités organisatrices, et les différents usagers.

Au regard des Appels à Manifestations d’Intérêt (AMI) lancés par l’ADEME sur la thématique des systèmes de transports pour les biens et les personnes (AMI 1 et AMI 2) et des expérimentations liées aux infrastructures de recharge (AMI Infra), il apparaît que de nombreux acteurs économiques nationaux se positionnent pour concevoir de nouveaux produits et services permettant de développer une offre multimodale intégrée à haut niveau de service. Les projets sélectionnés témoingnent de cette diversité et de ces innovations (voir la carte hyperliée). Les Investissements d’Avenir ont catalysé cette dynamique qui est maintenant reprise à l’échelle européenne dans le dernier programme FP7.

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Contribution de l’ADEME aux visions énergétiques 2030 & 2050

Cette année 2012 a notamment été consacrée à l'élaboration de visions énergétiques pour tous les secteurs dont les Transports. Ces projections aux horizons 2030 et 2050 ont été construites selon des méthodes spécifiques détaillées dans le document ci-dessous.

Pour la mobilité des voyageurs et le transport de marchandises, des approches systémiques ont été mises en oeuvre. Des gisements importants d'économies d'énergies sont accessibles dans les technologies, mais également dans les usages. Un paramètre clé a évolué : le remplissage des véhicules. En associant progrès techniques et en augmentant le remplissage des véhicules (lourds et légers, personnes et marchandises) nous sommes capables d'atteindre le facteur 4. L'atteinte du facteur 4 nous permet alors d'utiliser massivemment de "nouvelles" énergies pour les transports : Biogaz, GNV, biocarburants liquides 2ème génération et électricité.

Faire du remplissage au objectif de recherche majeur

Dès lors il faut tout engager pour améliorer le remplissage de nos véhicules. Il s'agit de (beaucoup) mieux utiliser les flux de sièges libres qui circulent. Tous les services de mobilités y participent. Tous les modes collectifs y participent. Tous les modes actifs y participent. Il faut sortir progressivement de la possession exclusive de l'automobile. Une 3ème voie est proposée dans cet exercice de prospective : La voiture servicielle, celle qui va lier tous les modes.

Cette 3ème voie est le fruit de nombreux échanges engagés depuis près de 4 ans avec tous les acteurs. Elle se retrouve dans de nombreux documents de stratégie rédigés dans des instances nationales : PIPAME (pdf et ppt), Centre Analyse Stratégique, Académie des Technologies et dernièrement CESE

Le numérique permet d'abaisser de nombreuses barrières et rend les objectifs, inscrits dans la vision ADEME, crédibles et souhaitables. Les usages "intelligents" de l'automobile et la multimodalité doivent devenir des sujets de recherche tout aussi soutenus et nobles que la voie technologique.

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Catalysé par Toyota HA:MO préfigure le futur et interroge l’organisation des industries

La fin du modèle unique de la voiture possédée est annoncée par de plus en plus de relais, fait l'objet de conférences et de programmes de recherche. Le passage vers la multimodalité et la "dépossession exclusive", que j'ai appelé "partage paradoxal" est en cours, cela peut se constater notamment au niveau des pratiques quotidiennes des citoyens en France et dans le monde.

Sous contraintes et pour maximiser avant tout son intérêt individuel, les changements de comportement vers un meilleur usage des investissements déjà réalisés (partage de sa voiture, ou d'un siège libre), ou le décalage d'un investissement prévu, sont chaque jour facilités par des outils numériques plus performants. Dans cette course, les industries lourdes ont plusieurs désavantages structurels :

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