Archives pour la catégorie innovation

Mobilités Mutations, et après ?

Le séminaire Mobilités Mutations (3-4/12/2013) a conduit à plusieurs livrables échangeables comme les interventions, les visions prospectives 2015/2065, les défis identifiés, les échanges pendant le séminaire. Bien sûr d'autres richesses non échangeables mais exprimables ont été produites pendant ce séminaire, des liens ont été créés, des dynamiques collaboratives ont été mises en oeuvre. Une synthèse est en cours de production, complétée par des interviews filmées. 

Plus de 180 réponses ont été reçues au questionnaire Erreur 404, Et si les Transports du Futur s'arrêtaient ? Des évolutions seront mises en oeuvres en analysant tous vos commentaires concernant à la fois les outils numériques, les moments de rencontre, le fond et la forme.

Lors du séminaire, 19 idées de projets ont été proposés, et 3 projets (détaillés ci dessous) sont actuellement en cours : OpenData (porté par Wehicles), Mobility Garden (porté par OuiShare, Renault, 15marches, ADEME) et Mobi L@b Top (porté par Pays Tolosan). Ces initiatives sont soutenues, travaillées au cas par cas. Elles viennent compléter les projets en cours (OPTIMOD'LYON, E-PARTAGE, AUDACE, B.M.A.) soutenus dans le cadre des Investissements d'Avenir.

Un appel à Manifestation d'Intérêt est ouvert sur cette thématique jusqu'en décembre 2014 : Véhicule du futur et Systèmes de Mobilités. Sont visés des projets ambitieux, multipartenaires, à forts potentiels industriel, créateurs d'emplois.

Lire la suite

Innovation & Numérique – UTC

En préparation du grand colloque de la Conférence des Présidents d'Université (CPU), organisé à l'université de Lyon les 21, 22 et 23 mai 2014 et qui aura pour thème "les universités, créatrices d'innovation, au service du dynamisme de l'économie et de la société", l'UTC a organisé un séminaire préparatoire de réflexion le 31 janvier portant sur Innovation Numérique et Créativité avec plusieurs ateliers.

Le premier atelier portait sur "Le numérique est-il créateur de valeurs économiques et sociales ?". Les interventions ont été filmées :

Lire la suite

UberPop, Un nouveau service urbain de Taxi entre Particulier

Comme le décrit cet article du Monde (A Paris, Uber veut changer les particuliers en taxi), cette dernière annonce d'Uber ne va calmer les taxis. Avec UberPop, il s'agit de décliner le concept de Véhicule avec Chauffeur en allant jusqu'à remplacer le Chauffeur professionnel par un particulier. Il s'ajoute à l'offre UberX pour lequel un chauffeur professionnel utilise son propre véhicule. Le schéma ci dessous extrait du blog Uber est clair : 

UberPOP_vs_600

Un nouveau service de mobilité

Il s'agit donc véritablement d'un nouveau service de mobilité. Et il faut être vigilant sur les termes utilisés pour éviter les confusions. Il ne s'agit d'autopartage puisque le propriétaire de la voiture la conduit. Mais il ne s'agit pas non plus de covoiturage. En effet, la définition du covoiturage récemment adoptée est la suivante :

Lire la suite

Interventions du Séminaire Mobilités Mutations

Faisant suite à une série d'article sur le séminaire Mobilités Mutations présentant les livrables Prospectives et Projets, ainsi que les défis identifiés pendant le séminaire, toutes les interventions ont été mises en formes et regroupées. Elles sont téléchargeables ainsi que le programme :

1er Jour : 

Institut de la Mobilité durable, Romain Beaume

Renault, Lomig Unger & Edwin Mootoosamy

Orange Labs, Valérie Peugeot

Polyconseil, groupe Bolloré, Olivier Colas

Ecomobilité Ventures, Edouard Combette

la FING, Jacques-françois Marchandise

Ouishare, Antonin Leonard

SNCF, Dominique Laousse

IBM, Thomas Baudel

Volvo Trucks, Bernard Favre

– Nicolas Colin, l'âge de la multitude (à venir)

2ème Jour : 

Michelin Solutions, Franck Estoquié

Grand Lyon , Jean Coldefy

Transdev, Marie-catherine Beaudoux

Blablacar, Frédéric Mazzella

Projet BMA, CCI Rennes, Jean-luc Hannequin & Alain Somat

Groupe Chronos, Bruno Marzloff

 

Le premier jour où j’ai décidé de me déplacer autrement …

Chaque jour, il y a plusieurs millions de décision concernant les transports : individuellement, nous choisissons un mode de transport à chaque fois ou nous faisons comme d'habitude, nous choisissons tel itinéraire ou le trajet habituel, nous acceptons de prendre un collègue de travail sur le chemin ou pas, nous planifions nos déplacements/achats/activités ou pas, nous utilisons un mode actif de déplacement (vélo ou marche).

Nous en sommes individuellement et collectivemment responsables. Ces décisions, ou absences de décision, ont toutes des conséquences directes connues, quantifiées : congestion, pollutions, émissions de GES et coûts économiques. En général, ce sont ces éléments  qui sont invoqués pour tenter de faire changer les comportements ou pour justifier d'une certaine pratique. Ils évoquent des considérations individuelles (le coût, le temps perdu) et collectives (congestion, pollutions), et sont liées à des richesses échangeables et quantifiables (notre monnaie) et des richesses uniquement quantifiables (pureté de l'air, temps "perdu ou gagné"). Mais est ce que nous agissons uniquement pour optimiser ces paramètres ? Sommes nous uniquement des économistes comptables ?

Lire la suite

Cyberespace, Sérendipité et Art de la guerre, Quels seront nos futurs ?

La première MétaNote rédigée en 2007 (et publiée sur ce blog en 2009), N°0 – L'origine, proposait plusieurs prévisions. Tout d'abord l'irruption du numérique en tant que facilitateur, disrupteur du secteur historique des transports. Le développement de services de mobilités portés par le numérique était proposé, engendrant de nouvelles expériences, puis de nouveaux comportements, et bientôt de nouveaux rêves. Bien sûr le statut social de l'automobile et les pseudo-libertés qui lui sont associées, nous sommes et serons surveillés. De nouveaux acteurs, sans usine, pensent services, fonctionnalités et scalabilité. Ces prévisions se sont réalisées, elles sont visibles (lire l'article Le numérique remet tout en cause). Mais elles ne traduisent pas les principaux changements qui opérent aujourd'hui. Elles ne sont que l'écume des vagues. Il faut se préparer à des courants plus profonds. Tenter de les esquisser pour revenir à soi-même : quelles formations, cultures et richesses pour voir, comprendre, agir et être heureux dans le chaos ?

Lire la suite

Mur des défis

Lors du séminaire Mobilités Mutations, parmi les nombreuses productions (voir également les échanges sur Twitter), les défis identifiés pour nous permettre de proposer plusieurs visions prospectives (Prospective Camp) ont été rassemblés sur un mur : le Mur des Défis.

Mur_des_défis_mobmut

Ces informations traitées peuvent également être présentées en nuages :

Muage_mur_défis

Etes vous prêt(e) pour relever ces défis en 2014 ?

[MétaNote N°19] Apprenons à connaître les citoyens du futur ?

Nombreuses sont les études de prospectives centrées sur les techniques. Pensant que toutes les innovations technologiques conditionnent le fonctionnement des organisations humaines, que ces dernières les consomment, uniquement. Mais des tendances historiques plus longues sont à l'oeuvre au niveau des aspirations individuelles. Nous sommes des animaux sociaux, et, malgré les apparences, profondément altruistes (lire Plaidoyer pour l'altruisme par Mathieu RICARD). Désormais, il devient possible de penser que de plus en plus d'individus formés peuvent s'engager "seuls", sans structure de commandement, sans liaison avec les "marques", sans direction fixée par d'autres, dans la conception et la réalisation de projets avec d'autres pairs, et cela à grande échelle. A la fois reliés à de nombreux réseaux, le "nous", et autonome, le "moi". Ceci n'est pas un détail. Ce n'est pas non plus un hasard. 

"Dès son plus jeune âge, l’enfant éprouve un sentiment d’appartenance au groupe : il est un parmi beaucoup d’autres et l’autre est un peu lui-même. Ce sentiment se manifeste clairement dans les activités coopératives, au cours desquelles les enfants poursuivent un but commun et prennent conscience de leur interdépendance au sein de laquelle le « moi » se fond dans le « nous ». Avec l’âge, ce sentiment collectif du « nous » se restreint graduellement à certaines catégories d’individus, à des « groupes » – famille, amis et, plus tard, ethnie, religion et autres facteurs de distinction, de division et, souvent, de discrimination. À l’adolescence et à l’âge adulte, certains étendent à nouveau le cercle de l’altruisme et ressentent un profond sentiment d’« humanité partagée » avec les autres êtres humains, et d’empathie pour ceux qui souffrent. Une éducation éclairée devrait mettre l’accent sur l’interdépendance qui règne entre les hommes, les animaux et notre environnement naturel, pour que l’enfant acquière une vision holistique du monde qui l’entoure et contribue de manière constructive à la société dans laquelle il évolue en mettant davantage l’accent sur la coopération que sur la compétition, et sur la sollicitude que sur l’indifférence. De la conception que l’on a de l’enfance dépendent les pratiques éducatives que l’on va mettre en œuvre. Si l’on reconnaît que l’enfant naît avec une propension naturelle à l’empathie et à l’altruisme, son éducation servira à accompagner et à faciliter le développement de cette prédisposition." – Plaidoyer pour l'Altruisme, Mathieu RICARD.

Nos technologies de communication, de production et demain d'échanges de richesse, ont atteint un seuil inédit permettant à la fois l'individuation (capacité à chacun d'exercer un ou plusieurs expertises de façon individuelle) et l'implication dans des travaux collaboratifs sociaux. Ces deux moteurs de notre développement fonctionnent en se nourissant l'un l'autre, permettant de mettre en oeuvre de nouveaux dispositifs d'innovations collectives (lire l'article Les nouveaux dispositifs d'innovations collectives). C'est la première fois dans l'histoire humaine que cette situation apparaît avec des grands collectifs distribués. Nous sommes au premier âge et déjà les bouleversements deviennent sensibles en matière de résultats, de livrables, mais également sur "nous-mêmes". Et ce sont ces changements qui méritent d'être analysés.

Lire la suite

Rien dans l’univers ne saurait résister à un nombre suffisamment grand d’intelligences groupées et organisées

Cette citation de Teihard de Chardin résume une certaine perception de ces deux jours du séminaire Mobilités Mutations (Petit rappel vers la plate-forme, outil de synchronisation du collectif). Deux jours pour donner et recevoir. Donner son opinion, ses idées, ses rêves, ses aspirations, ses richesses. Recevoir des points de vues, des énergies, des connaissances, des visions du futur, et recevoir des raisons de croire qu'un intérêt collectif peut transcender les intérêts individuels. 

Mobmut1

Lire la suite

SIBRT – L’Association Latino-Américaine des agences de transport : vers le développement d’une mobilité durable à l’échelle du continent ?

[Il s'agit d'un billet invité, Bienvenue à Chloé Bouilloux, ex EMBARQ Amérique Latine]

Amérique Latine : l’urgence de développer des solutions de mobilité durable et équitable.

En Amérique Latine, 80% de la population vit dans des villes. La très rapide croissance urbaine comme la pollution induite par le secteur des transports rendent crucial le développement de services de transport public de qualité[1].

Si dans certains pays, un grand nombre d’utilisateurs des transports en communs sont des usagers dit « captifs », l’émergence d’une importante classe moyenne dans certains pays tels que le Brésil, la Colombie, le Chili ou encore le Mexique s’accompagne du développement de l’usage de la voiture privée et de la moto. Entre 2007 et 2012, les flottes de voitures et de motos ont respectivement augmenté de 24% et 60% en Colombie[2]. Cela a un impact direct sur l’attractivité des transports public et la qualité de vie urbaine; la demande de bus a ainsi chuté de 33% entre 1997 et 2012 au Brésil[3].

Le continent présente un fort potentiel de développement de solutions de mobilité durable et, des initiatives intéressantes se mettent en place. C’est en Amérique Latine que se sont développés les Bus Rapid Transit (BRT)[4] et le continent concentre aujourd’hui environ 64%[5] de la demande mondiale de BRT et de couloirs réservés aux bus. Des services innovants y ont trouvé un marché pour se développer, à l’instar de Moovit, une application gratuite utilisant le crowdsourcing afin de fournir une information en temps réel sur le positionnement des bus et la qualité du service aux voyageurs. Des opérateurs de transport tels que Transmilenio à Bogota ou Transantiago à Santiago du Chili ont signé des accords avec la start-up israélienne afin d’améliorer le service proposé par Moovit, en fournissant les grilles horaires et informations GPS, et en bénéficiant en retour des informations concernant la satisfaction client générées par l’application elle-même (les usagers peuvent par exemple noter la conduite du chauffeur).

León

Le rôle d’un Think and Do Tank dans la création de synergies entre les acteurs du transport urbain dans le continent.

Lire la suite