Archives pour la catégorie lloyd’s

Mon premier apparaît sur tous les modes de transport individuel, mon second vous fait bouger les soirs et les Week-end

Ensemble il pourrait préfigurer
les imaginaires des mobilités des décennies à venir.

V.Kaufmann (Directeur du LASuR à l'EPFL) indique les changements relationnelles entre les jeunes et l'automobile (écouter). Il propose notamment que "le franchissement de l’espace procuré par l’automobile
est surpassé par les moyens de communication à distance.". L'assistant numérique (lire la MétaNote N°10) apoorte en effet de plus de fonctions, de liens. Il s'est imposé pour être "relier à" son réseau. La rencontre physique n'étant alors qu'un sous-domaine des rencontres entre personnes.

Mais cette scission pourrait s'étendre. Le symbole d'une mobilité dynamique, sportive pourrait également quitter l’automobile premium
pour venir se nicher à la croisée des réseaux sociaux, des MOG, du sport et …
de Red Bull.


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L’accès à de nouvelles données, risques et opportunités

Cet article de Forbes détaille les évolutions de comportement des compagnies d’assurances américaines induits par le numérique et la disponibilité de larges quantités de données concernant les consommateurs. Ce point lié aux questions de la surveillance a déjà été abordé dans des articles précédents (métaNote sur la surveillance et article sur l’origine des assurances). Il s’agit, dans cet exemple, du lien entre alimentation et santé, entre aliments peu recommandables car nocifs pour la santé et coûts financiers des conséquences de ces « choix » alimentaires. L’exemple est saisissant : les compagnies d’assurances utilisent de plus en plus les informations contenues dans les cartes de fidélité des magasins de grandes distributions pour apprendre, identifier et suivre les consommateurs selon leurs pratiques.

Bonus/Malus généralisé ?

Les conséquences de « choix » individuels alimentaires étant en partie collectif par les coûts engendrés en matière de santé publique, les assureurs cherchent à mieux connaître les pratiques pour instaurer à l’image de la sécurité routière des principes de bonus/malus. Pour cela, de nouveaux liens s’instaurent avec d’autres sociétés comme la grande distribution pour accéder aux données permettant de comprendre, d’augmenter son savoir, d’établir des outils de suivi et d’analyse. Le mot autorité signifie « savoir augmenté », tout se joue donc bien dans l’accès à de nombreuses données dans des domaines variés pour construire de nouveaux savoirs.

Le président de l’entreprise de data mining qui développe les outils d’analyse indique que lui-même, fait déjà attention et n’achète plus de sucrerie avec sa carte mais uniquement en liquide.

Mais ces pratiques ouvrent, pour tous les domaines dont les transports et la mobilité, de nombreux risques. Les données liées à mes pratiques ne m’appartiennent-elles pas ? Ne devrait-on comme en Angleterre (my data) et récemment en France (la Fing avec mes infos) à minima avoir accès à toutes les données nous concernant posséder par les entreprises ? Qui établira les règles de bonus/malus ? Sur la base de quels paramètres ?

Tout est à inventer …

Alors que le numérique et le « data deluge » ouvrent des opportunités sans précédent pour, collectivement, construire de nouveaux outils pour améliorer nos pratiques et augmenter l’intelligence collective, ce type d’exemple risque de condamner ces possibilités. Accéder à ces nouveaux savoirs sera à la fois indispensable pour être plus résilient et plus efficient, mais cela nécessite également d’inventer en même temps de nouvelles règles, de nouvelles lois, pour réduire au maximum les risques.

Du café des Lloyd’s aux éleveurs des régions arides du Kenya

Petite suite d'une précédente note (voir ici) concernant les assurances …

En 1688, Edward Lloyd ouvre un café en plein cœur du quartier des affaires de la City, et s’efforce d’attirer la clientèle des marchands en leur fournissant des informations sur les déplacements des bateaux de sa majesté, Elisabeth I. En 2010, les éleveurs nomades du Kenya vont bénéficier d'un produit d'assurance antisécheresse dont la mise au point pourrait préfigurer des évolutions dans le domaine de la mobilité.

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Du café des Lloyd’s aux GPS/GPRS, les assureurs permettent de nouveaux usages

S’ils n’ont pas inventé l’assurance maritime – introduite à Londres au XVIIème siècle par les Lombards en marge de leur activité financières – les Lloyd’s ont été les premiers à l’organiser à grande échelle. En 1688, Edward Lloyd ouvre un café en plein cœur du quartier des affaires de la City, et s’efforce d’attirer la clientèle des marchands en leur fournissant des informations sur les déplacements des bateaux de sa majesté, Elisabeth I. Initialement affichées dans son café, ces nouvelles seront publiées dans un quotidien, Lloyd’s list, qui existe encore aujourd’hui : position et destination de tous les navires marchands du monde !

Le café devient le lieu où les marchands s’assurent les uns les autres, puis se crée un marché régulier, puis des bailleurs de fond. Les primes pouvaient atteindre jusqu’à 5 à 20% de la valeur de la cargaison.

Les assureurs ont toujours, par l’accès à l’information et la compréhension des risques, permis le développement de nouvelles activités, engendrant de nouveaux comportements.

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