Archives pour la catégorie marketing

Fiat ouvre la conception de la Mio aux utilisateurs (au Brésil)

Faisant suite aux propositions détaillées dans l'article Google Mobility Service, l'ouverture de la conception du véhicule faisait partie de ces pistes. Fiat a engagé depuis plusieurs années le partage d'une partie du cahier des charges de la Mio au Brésil.

Pourquoi le Brésil ? il faut retenir cette citation de A.Gorz : "Je ne dis pas que ces transformations radicales se réaliseront. Je dis seulement que, pour la première fois, nous pouvons vouloir qu’elles se réalisent.Les moyens en existent ainsi que les gens qui s’y emploient méthodiquement. Il est probable que ce seront des Sud-Américains ou des Sud-Africains qui, les premiers, recréeront dans les banlieues déshéritées des villes européennes les ateliers d’autoproduction de leur favela ou de leur township d’origine."

La conférence LIFT Marseille de cet été a hebergé une présentation réalisée par Gabriel Borges sur la Fiat Mio :

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Véhicules électriques – comment, et à qui, seront-ils vendus ? Pour quelles performances ?

Utilisant comme base la récente étude Eurotaxglass's sur les valeurs résiduelles des VE, Bernard Jullien, directeur du GERPISA, dresse dans un article de son blog un bilan juste et lucide du marché du véhicule électrique. Les questions des valeurs résiduelles, des secondes vies des véhicules sont particulièrement bien remises en perspective en tenant compte des réalités économiques des ménages.

"Comme l’indique le cas de Dacia, dès que l’on se met en position de s’adresser aux ménages plus jeunes, moins urbains et moins riches qui ont de vrais besoins de mobilité que l’offre des constructeurs couvre si mal, alors les étroits corridors commerciaux se transforment en larges boulevards : ce n’est pas face à une 207 ou une Clio Diesel à 15 ou 17 000 euros achetée par un ménage de cadres supérieurs parisien quinquagénaire comme seconde voiture qu’un VE doit être compétitif  mais face à une Sandero GPL acquise par un jeune ménage de Pontivy ou de Libourne pour remplacer la 206 ou la Clio 2 de 10 ans pour aller travailler à 35 kms du pavillon qu’ils ont fait construire il y a trois ans et qu’ils vont encore payer pendant 22 ans."

Le message est clair, pour gagner le VE doit se vendre en masse, cibler les ménages jeunes, concurrencer rapidement des véhicules low cost neufs. Les questions majeures deviennent donc :

  1. Comment vendre des véhicules aux ménages jeunes ?
  2. Comment concurrencer le low cost ?
  3. Dans ce cadre, quel sera le bilan environnemental ?

Pour tenter de répondre à ces questions, ou plutôt de donner quelques pistes, nous nous tournerons vers notre avenir possible, les USA, et utiliserons une étude récente réalisée par l'IFP et l'ADEME intitulée "Comparaison du VE et du Véhicule Thermique dans un contexte mono-usage", ainsi que d'autres notes du blog.

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Utilisacteur, test’n’trust, see-click-fix vers un kit de lobby citoyen

Le National Consumer Research Center finlandais révèle, ces derniers jours et d’après plusieurs études réalisées auprès des consommateurs finlandais et américains, les grandes tendances de consommation de Demain. Celles-ci ne seront plus l’apanage d’une minorité mais se généraliseront partout dans le monde.

  • L’industrie du détail sera plus efficace.
  • La taille des foyers tendra à baisser. Ainsi, il y avait 6 personnes en moyenne par foyer il y a 100 ans et aujourd’hui la moyenne est de 2,1.
  • L’éclatement des foyers engendrera une augmentation de la consommation d’électricité, car à cela s’ajoute la multiplication des appareils électriques, notamment le nombre de téléviseurs.
  • Les prix des biens baisseront alors que les prix des services eux ne cesseront pas de grimper.
  • La durée de vie moyenne des appareils ménagers, électriques et informatiques réduira sensiblement. Il ne sera plus désormais possible de garder une télévision 20 ans comme cela pouvait se faire autrefois.
  • Au-delà des biens, les consommateurs s’orienteront de plus en plus vers la consommation de services ; « l’économie de la fonctionnalité » fera son apparition.
  • Au final, le consommateur sera de plus en plus expert donc de plus en plus exigeants.

Cette dernière tendance va s'amplifier. Ainsi de plus en plus d'outils destinés à fédérer les consommateurs et les citoyens se développent.

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Un produit acheté est un produit transporté

Et l'inverse est vrai ! La consommation et son évolution conditionnent le transport de marchandises. La publicité, les promotions, les centres commerciaux, les nouveaux concepts de magasins éphémères, toutes les évolutions dans ce domaine sont à connaître. Il s'agit d'anticiper les besoins, de développer de nouvelles solutions, de nouveaux outils pour que le consommateur intègre facilement les critères du développement durable dans ces choix (voir également ici et ici), avec pour conséquences des modifications des chaînes logistiques.

Pour son premier numéro, CarnetTendance INfluencia  (cliquez ici) présente en 2 tomes dans un magazine interactif remarquable, des tendances sur les centres commerciaux, le marketing :

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Après la microfinance, la microphilanthropie ?

Pourquoi s'intéresser à la philanthropie dans la mobilité (déjà un peu abordé ici) ? Parce qu'en agissant du coté de l'offre (industries) et de la demande (consommateur), elle pourrait permettre de faire pénétrer massivement des solutions aujourd'hui marginales en s'intéressant aux plus faibles et en restaurant du lien social. Mais aussi parce qu'elle va se fondre dans la communication des entreprises, parce que le don et le produit seront vendus ensemble, nous avons tous intérêt à bien comprendre cette philanthropie 2.0, sujet central du blog La Fontaine de Pierre. Il faudra ensuite tenter d'en prévoir les effets, les limites, les risques et les opportunités.

Du grec philos (ami), et anthropos (homme), la philanthropie est la philosophie ou doctrine de vie qui met l'humanité au premier plan de ses priorités. Un philanthrope cherche à améliorer le sort de ses semblables par des multiples moyens, et ce de manière désintéressée.

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3000 euros d’option dans une twingo ?

Cela ne risque pas d’arriver à court terme. Par contre, c’est le montant moyen dépensé par chaque client de Mini, véhicule qui possède environ la même taille qu’une twingo pour un prix double. Pourquoi ? La personnalisation voyons ! Tous les marketeurs professionnels vous le diront, les clients veulent de plus en plus des produits uniques, « customisés », avec par exemple, un compteur central en 3D ou un générateur de bruit … Ce type d’automobile devient progressivement comme l’industrie du vêtement, en renouvellement permanent, et d’ailleurs des Mini ont été griffés par des grands couturiers.

De façon plus générale, une marque a tendance à vendre un Univers, un monde parallèle dans lequel le client se trouve « chez lui ou avec des semblables ». Les produits dits dérivés sont donc naturels : casquettes, sacs, skis, et demain ? Fusionnant les vecteurs de communication, Mini pourrait financer des films sans aucun lien sur l’automobile pour présenter subrepticement quelques concepts cars, quelques produits historiques ou plus tard, ses actions philanthropiques dans l’art, le commerce équitable ou le actions humanitaires.

 

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