Archives pour la catégorie surveillance

Moins de voiture, plus de vélo/marche/bus, moins cher d’assurance santé, et après …

Le NHS vient d'estimer que la pratique du vélo permet d'économiser 250 million de livres si nous faisions uniquement un déplacement sur 10 avec ce mode (lire l'article). Cette information viendra se ranger à coté des piles de rapport, de synthèse qui rappellent l'évidence : faire du vélo, marcher se révèle bénéfique pour la santé et l'environnement. En conséquence, nous (société) avons intérêt à favoriser les changements de comportement vers ces modes de transports. Autre évidence, les comptes publics de la santé vont, dans les pays développés, se creuser, obligeant de plus en plus à informer, puis plus tard à contraindre. Pendant ce temps, des acteurs d'un autre domaine arrivent. Ils pensent expérience, connexion, user centric

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Nous échouerons probablement à faire muter notre système de mobilité

 

Tant de promesses annoncées, tant de
ruptures attendues (lire l'article sur les ruptures par Mc Kinsey), tant de changements étudiés et planifiés,
pourtant ne restent que congestions, temps perdus, pollutions et
gigantesques consommations de matières et d'énergies. Rien ne
montre aujourd'hui que nous (écosystème) avons compris les enjeux,
les menaces, et l'intégralité du système qu'il faut traiter, avons
perçu l'obligation de se former pour piloter les mutations. Nous
sommes figés dans un système de mobilité vieux d'un siècle conçu
pour aménager des territoires « vides » avec des
ressources illimitées, pas pour maximiser l'usage de ces dernières
et offrir de nouvelles expériences de mobilité, de rencontres, ou
de travail (lire l'article sur le paradoxe simplification pour l'utilisateur, complexification pour l'opérateur).

Mais plus que tout, nous sommes incapables de partager une, ou plusieurs, vision du futur crédible et souhaitable. La vision d'un constructeur, n'est pas celle d'une autorité organisatrice ou d'un opérateur de transport en commun, il n'y a pas de processus pour construire des visions collectives. Comme l'indique Jean-pierre Dupuy (lire l'article sur le catastrophisme éclairé), cette incapacité a pour conséquence de ne pas engager une dynamique créatrice permettant de faire réaliser ce futur, aujourd'hui virtuel. Selon la théorie du "catastrophisme éclairé", il faut être sûr d'aller à la catastrophe pour pouvoir l'éviter. Pour le moment, tout indique que le "Bootstrap" n'aura pas lieu. 

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La smart city vue par Watch Dogs, ça change …

La Smart city version Watch Dogs, heureusement ce n'est qu'un jeu … Voir cette remarquable carte de Paris. Vous ne verrez plus la ville de la même façon. La carte, une puissante matrice ontophanique qui explique pourquoi c'est une zone de combat.

En supprimant quasiment la matière pour ne garder que les flux et les renverser, les Glass avaient tout changé et l’Alliance était née

Ce texte (comme deux précédents : Amazon Energy Service et Google Mobility Service) est une pure fiction. Il ne vise qu'à faciliter la projection pour mieux agir, aujourd'hui.

Bienvenue en 2033.

La précédente génération de capteur ne produisait que des données de géolocalisation espace -temps couplées à des mesures d'ambiance très simples, essentiellement des densités de personnes. L'Alliance avait alors notamment développé des services de prédiction de trafic sur la plupart des routes et des solutions "business oriented" remplaçant les enquêtes ménages déplacement. En supprimant la matière (clavier, souris, puis écran), l'interaction homme-machine et l'indexation du monde réel avaient franchi un cap à partir des années 2015 quand les Glass avaient commencé à se diffuser à grande échelle.

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Mobilité servicielle, les données et la vie privée

De nombreux articles (voir notamment les MétaNotes) ont souligné les liens nombreux entre nos mobilités multimodales et le numérique. Notre assistant personnel de mobilité, le smartphone, simplifie notre compréhension de l'environnement complexe en nous fournissant des informations ciblées et contextualisées. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine des transports. Les données se révèlent être alors particulièrement importantes pour apporter le bon service au bon moment; elles prennent donc une "valeur", que certains voudraient monétaire.

Les données alimentent notamment des moteurs numériques d'apprentissage des usages réels, permettant ainsi de mieux prévoir, de mieux anticiper, pour mieux vous conseiller mais également d'apprendre pour mieux vous cibler. Ces dualités entre le présent et le futur, entre l'intérêt individuel et les intérêts marchands, entre le personnel et le collectif, ne vont pas se réduire, se simplifier. Certains acteurs vont subir cette complexité, d'autres en feront une force.

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Le logiciel dévore le monde, quand les codes dominent les objets

Cet article Le logiciel dévore le monde … depuis les Etats-Unis complète et confirme les propos de précédents articles notamment : Google mobility service et Nos systèmes de transport et la révolution numérique, pourquoi cela va tout changer.

Google Mobility Service, article de Science Fiction, décrivait les services de mobilité que ferait Google en reprenant leur démarche et leur lecture du monde. Le logiciel possède une place centrale. L’autre article rappelle les risques à l’inaction vis-à-vis des codes numériques : "apprenez à programmer ou vous serez programmé".  

Il devient maintenant évident que la majorité des ruptures que l’on observe sont liées à ce basculement de la valeur vers les logiciels. Ceci est vrai dans tous les domaines : tourisme, transport, services urbains, banques, éducation, santé… Concevoir et produire en masse des objets sans avoir pris soin de les « enrober » voire même de les « tisser » avec plusieurs couches de logiciels devient risqué voire inutile. Le logiciel permettant d’offrir de nouveaux services et de nouvelles expériences, il doit être lié à l’objet de façon complexe, au sens d’Edgar Morin - complexus : ce qui est tissé ensemble, nous y reviendrons. Les quatre raisons identifiées par Nicolas Colin sont particulièrement importantes :

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Quelle(s) fiscalité(s) des carburants et de nos mobilités ?

Ce sujet d'actualité doit être traité par une approche multidomaine : bien sûr économique, mais également environnementale par les externalités (le guide européen), sociale et technologiques. Un article du Monde rédigé par trois professeurs de l'ESG-MS indique 3 propositions : modifier les écarts de fiscalités essence/gazole, avoir une fiscalité progressive en fonction du véhicule et de son usage, et enfin transférer des taxes vers les producteurs.

Plusieurs articles ont traités de ce sujet sur ce blog, notamment la notion de limite acceptable socialement du prix du carburant à la pompe. Il devient techniquement possible de transférer des taxes portés par le liquide vers la mobilité réalisée, et d'inclure de nombreuses possibilités pour moduler les taxes en fonction de "nouveaux" paramètres. Cette piste, la seconde de l'article du Monde, mérite une attention particulière, de nombreux travaux d'expérimentation sur ce sujet ont lieu notamment aux USA, et au niveau Recherche en France, notamment à l'IFSTTAR.

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