Archives pour la catégorie véhicule propre

Robotisation, automatisation des véhicules en 2020. Qui sera le Patagonia de l’automobile ?

Patagonia expérimente le futur de l'automobile (lire les MétaNotes N°14 L'avenir de l'automobile). La marque propose à ses clients de moins consommer, de moins acheter ses produits, de les réparer, de les échanger.   

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Pur marketing pour certains, tout simplement une question de survie pour d'autres. Ayant compris que rapidement, l'entreprise devra s'organiser pour proposer des produits "beauxbons et vrais" (lire l'origine du concept), Patagonia préfigure sans doute l'avenir du commerce de biens industriels. avec l'arrivée promise de nouveaux types de véhicules autonomes, les chaînes de valeur des mobilités vont être bouleversées ouvrant d'immenses opportunités et de grands risques.

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AMI – Véhicule routier du futur : technologies, systèmes et mobilité

L'ADEME lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt (AMI) portant sur la partie véhicules routiers (véhicule et mobilité) du programme « Véhicule du futur » des Investissements d’avenir. Il s’inscrit notamment dans le cadre du plan automobile annoncé par le gouvernement le 25 juillet 2012 et fait suite aux 9 appels à manifestions d’intérêt thématiques émis par l’ADEME en 2011 et 2012, qui ont permis de soutenir une quarantaine de projets. 

Cet AMI doit notamment permettre l’émergence de projets fédérateurs industriels participant à l’atteinte de l’objectif de mettre sur le marché d’ici 2020 des voitures particulières consommant moins de 2 litres de carburant aux 100 km, d’un prix abordable, développés et assemblés sur le territoire national. 

Le champ thématique de l’AMI correspond aux véhicules routiers et systèmes de mobilité permettant le transport de personnes et/ou de marchandises. Les travaux pourront porter sur des applicatifs variés, allant du 2-roues motorisé au véhicule lourd.

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Visions énergétiques 2030 2050 – compléments Transports & Mobilités

L'ADEME a mené un exercice de prospective qui a permis d'élaborer des scénarios énergétiques et climatiques volontaristes aux horizons 2030 et 2050; ces scénarios s'appuient sur la maîtrise de la consommation énergétique et le développement de l’offre d’énergies renouvelables.

Ce travail illustre une voie possible pour la transition énergétique en France dans une perspective de croissance économique et de maintien, voire d'augmentation, du bien-être collectif et individuel. Il constitue l'une des contributions de l'ADEME au débat national sur la transition énergétique.

Pour les transports, en engageant dès à présent plusieurs actions, il s’agit de positionner au centre d’un nouvel écosystème de mobilités les constructeurs nationaux mais également d’autres acteurs industriels comme les opérateurs de transports publics, les gestionnaires d’infrastructures, les fabricants de borne de recharge, les opérateurs telecom et numériques, les compagnies d'assurance, les sociétés de location et de leasing, les collectivités et autorités organisatrices, et les différents usagers.

Au regard des Appels à Manifestations d’Intérêt (AMI) lancés par l’ADEME sur la thématique des systèmes de transports pour les biens et les personnes (AMI 1 et AMI 2) et des expérimentations liées aux infrastructures de recharge (AMI Infra), il apparaît que de nombreux acteurs économiques nationaux se positionnent pour concevoir de nouveaux produits et services permettant de développer une offre multimodale intégrée à haut niveau de service. Les projets sélectionnés témoingnent de cette diversité et de ces innovations (voir la carte hyperliée). Les Investissements d’Avenir ont catalysé cette dynamique qui est maintenant reprise à l’échelle européenne dans le dernier programme FP7.

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Information CO2 des prestations de transport

[source Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie] Dans l’objectif de valoriser les transports les moins émetteurs de CO2, l’obligation d’information CO2 des prestations de transport impose aux opérateurs (entreprises de transports de personnes ou de marchandises, de déménagement, taxis, commissionnaires, agents de voyages), d’informer leurs clients, lors de chaque déplacement, des émissions de CO2 de leur prestation. Cette obligation adoptée dans le cadre de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement est reprise dans le code des transports (article L 1431-3).

Le décret n° 2011-1336 du 24 octobre 2011 fixe les principes de calcul communs à tous les modes de transport (ferroviaire ou guidé, routier, fluvial, maritime, aérien). Il précise les modalités d’information du bénéficiaire ainsi que le calendrier de mise en oeuvre des dispositions.

La méthodologie de calcul est basée sur le projet de norme européenne relatif au calcul et à la déclaration d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre des prestations de transport (pr EN 16 258).

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Contribution de l’ADEME aux visions énergétiques 2030 & 2050

Cette année 2012 a notamment été consacrée à l'élaboration de visions énergétiques pour tous les secteurs dont les Transports. Ces projections aux horizons 2030 et 2050 ont été construites selon des méthodes spécifiques détaillées dans le document ci-dessous.

Pour la mobilité des voyageurs et le transport de marchandises, des approches systémiques ont été mises en oeuvre. Des gisements importants d'économies d'énergies sont accessibles dans les technologies, mais également dans les usages. Un paramètre clé a évolué : le remplissage des véhicules. En associant progrès techniques et en augmentant le remplissage des véhicules (lourds et légers, personnes et marchandises) nous sommes capables d'atteindre le facteur 4. L'atteinte du facteur 4 nous permet alors d'utiliser massivemment de "nouvelles" énergies pour les transports : Biogaz, GNV, biocarburants liquides 2ème génération et électricité.

Faire du remplissage au objectif de recherche majeur

Dès lors il faut tout engager pour améliorer le remplissage de nos véhicules. Il s'agit de (beaucoup) mieux utiliser les flux de sièges libres qui circulent. Tous les services de mobilités y participent. Tous les modes collectifs y participent. Tous les modes actifs y participent. Il faut sortir progressivement de la possession exclusive de l'automobile. Une 3ème voie est proposée dans cet exercice de prospective : La voiture servicielle, celle qui va lier tous les modes.

Cette 3ème voie est le fruit de nombreux échanges engagés depuis près de 4 ans avec tous les acteurs. Elle se retrouve dans de nombreux documents de stratégie rédigés dans des instances nationales : PIPAME (pdf et ppt), Centre Analyse Stratégique, Académie des Technologies et dernièrement CESE

Le numérique permet d'abaisser de nombreuses barrières et rend les objectifs, inscrits dans la vision ADEME, crédibles et souhaitables. Les usages "intelligents" de l'automobile et la multimodalité doivent devenir des sujets de recherche tout aussi soutenus et nobles que la voie technologique.

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La Google Car va rouler en Californie. Tout va plus vite que prévu. Le point de basculement se rapproche.

"Google, et je ne dis pas cela négativement, ils voulaient tout maintenant". Cette phrase a été prononcée par M.Posner, lobbyist pour Google, dans la procédure de validation permettant à des véhicules sans chauffeur de rouler en Californie. Elle résume à elle seule la situation : Google veut opérer des véhicules robots dans l'état américain le plus puissant, rapidement.

Trois articles précédents ont été rédigés sur le sujet des voitures autonomes (Google car, prolongement de tous les services de mobilitéGoogle car bouleverse tous les modes de transports publics et privésle choc entre les industries automobiles et numériques). En résumé, l'introduction de robot roulant en usage réel peut avoir de grandes conséquences :

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Les Transports et la Technologie

Les progrès réalisés sur les véhicules depuis un siècle sont remarquables. L'automobile rassemble aujourd'hui les savoirs de milliers d'ingénieurs ayant réussis à développer et industrialiser en masse un produit de haute technologie usiné au micron à un prix très bas. Cela va se poursuivre mais cela reste largement insuffisant.

D'une part, les progrès réalisés sur l'efficacité énergétique sont bien souvent "réutilisés" pour proposer plus de confort, de pseudo-performances (performances vendues au client mais jamais utilisées, comme la capacité à rouler à 170 km/h ou des capacités d'accélérations), de sécurité. Appelons cela la boucle rétroactive "plus lourd à consommation constante". D'autre part, l'objet automobile est très mal utilisé: 1,2 personne par voiture en moyenne. Il devient nécessaire de revoir ces 2 paramètres : réallouer tous les gains énergétiques sans compromis pour atteindre moins de 2 litre/100 km sans aucun surcoût sur le véhicule ET atteindre 2 personnes/voiture en remplissage moyen.

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