Archives pour la catégorie vélo

Moins de voiture, plus de vélo/marche/bus, moins cher d’assurance santé, et après …

Le NHS vient d'estimer que la pratique du vélo permet d'économiser 250 million de livres si nous faisions uniquement un déplacement sur 10 avec ce mode (lire l'article). Cette information viendra se ranger à coté des piles de rapport, de synthèse qui rappellent l'évidence : faire du vélo, marcher se révèle bénéfique pour la santé et l'environnement. En conséquence, nous (société) avons intérêt à favoriser les changements de comportement vers ces modes de transports. Autre évidence, les comptes publics de la santé vont, dans les pays développés, se creuser, obligeant de plus en plus à informer, puis plus tard à contraindre. Pendant ce temps, des acteurs d'un autre domaine arrivent. Ils pensent expérience, connexion, user centric

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Le premier jour où j’ai décidé de me déplacer autrement …

Chaque jour, il y a plusieurs millions de décision concernant les transports : individuellement, nous choisissons un mode de transport à chaque fois ou nous faisons comme d'habitude, nous choisissons tel itinéraire ou le trajet habituel, nous acceptons de prendre un collègue de travail sur le chemin ou pas, nous planifions nos déplacements/achats/activités ou pas, nous utilisons un mode actif de déplacement (vélo ou marche).

Nous en sommes individuellement et collectivemment responsables. Ces décisions, ou absences de décision, ont toutes des conséquences directes connues, quantifiées : congestion, pollutions, émissions de GES et coûts économiques. En général, ce sont ces éléments  qui sont invoqués pour tenter de faire changer les comportements ou pour justifier d'une certaine pratique. Ils évoquent des considérations individuelles (le coût, le temps perdu) et collectives (congestion, pollutions), et sont liées à des richesses échangeables et quantifiables (notre monnaie) et des richesses uniquement quantifiables (pureté de l'air, temps "perdu ou gagné"). Mais est ce que nous agissons uniquement pour optimiser ces paramètres ? Sommes nous uniquement des économistes comptables ?

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AMI – Véhicule routier du futur : technologies, systèmes et mobilité

L'ADEME lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt (AMI) portant sur la partie véhicules routiers (véhicule et mobilité) du programme « Véhicule du futur » des Investissements d’avenir. Il s’inscrit notamment dans le cadre du plan automobile annoncé par le gouvernement le 25 juillet 2012 et fait suite aux 9 appels à manifestions d’intérêt thématiques émis par l’ADEME en 2011 et 2012, qui ont permis de soutenir une quarantaine de projets. 

Cet AMI doit notamment permettre l’émergence de projets fédérateurs industriels participant à l’atteinte de l’objectif de mettre sur le marché d’ici 2020 des voitures particulières consommant moins de 2 litres de carburant aux 100 km, d’un prix abordable, développés et assemblés sur le territoire national. 

Le champ thématique de l’AMI correspond aux véhicules routiers et systèmes de mobilité permettant le transport de personnes et/ou de marchandises. Les travaux pourront porter sur des applicatifs variés, allant du 2-roues motorisé au véhicule lourd.

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Vélo et covoiturage, comment augmenter l’engagement des citoyens ?

Les futures (potentielles) indemnités kilométriques pour les cyclistes domicile-travail joueront un rôle dans la part modale du vélo. L'acte d'engagement individuel est conditionné, en partie et pour certains, pour l'accès à cette forme de richesse, l'euro. Cette indemnité sera également une reconnaissance collective pour cette action individuelle. Mais pour autant, est ce la seule récompense imaginable ? est ce la plus puissante ? Quelles sont les richesses à mettre en oeuvre pour engager massivement et sur le long terme de nouvelles pratiques de mobilité, dont le vélo mais également le covoiturage ?

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Visions énergétiques 2030 2050 – compléments Transports & Mobilités

L'ADEME a mené un exercice de prospective qui a permis d'élaborer des scénarios énergétiques et climatiques volontaristes aux horizons 2030 et 2050; ces scénarios s'appuient sur la maîtrise de la consommation énergétique et le développement de l’offre d’énergies renouvelables.

Ce travail illustre une voie possible pour la transition énergétique en France dans une perspective de croissance économique et de maintien, voire d'augmentation, du bien-être collectif et individuel. Il constitue l'une des contributions de l'ADEME au débat national sur la transition énergétique.

Pour les transports, en engageant dès à présent plusieurs actions, il s’agit de positionner au centre d’un nouvel écosystème de mobilités les constructeurs nationaux mais également d’autres acteurs industriels comme les opérateurs de transports publics, les gestionnaires d’infrastructures, les fabricants de borne de recharge, les opérateurs telecom et numériques, les compagnies d'assurance, les sociétés de location et de leasing, les collectivités et autorités organisatrices, et les différents usagers.

Au regard des Appels à Manifestations d’Intérêt (AMI) lancés par l’ADEME sur la thématique des systèmes de transports pour les biens et les personnes (AMI 1 et AMI 2) et des expérimentations liées aux infrastructures de recharge (AMI Infra), il apparaît que de nombreux acteurs économiques nationaux se positionnent pour concevoir de nouveaux produits et services permettant de développer une offre multimodale intégrée à haut niveau de service. Les projets sélectionnés témoingnent de cette diversité et de ces innovations (voir la carte hyperliée). Les Investissements d’Avenir ont catalysé cette dynamique qui est maintenant reprise à l’échelle européenne dans le dernier programme FP7.

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Concepts de vélos en libre service

La MétaNote N°12 propose une certaine vision du futur pour le vélo. Les concepts d'un concours de vélos en libre service vont dans le même sens. La mise à disposition de vélo en libre service permet notamment d'apporter vite et partout dans la ville une certaine quantité de vélo. Cette "masse" de vélo en circulation redonne une place à ce mode en relatif aux autres, notamment à la voiture, dans la "bataille de la route". Cela accélère le report modal sur le vélo en général qu'il soit public ou privé.

Pour permettre la multimodalité avec son vélo, la "portabilité" devient une caractéristique essentielle. Comme cela a été indiqué dans la MétaNote et présenté sur quelques concepts, il faut réinventer la transmission (supprimer la chaine) et la roue.

A noter également une solution très élégante de vélo en libre service
dont la station est elle-même mobile car fixée à un dirigeable. On peut
ainsi imaginer que les dirigeables déposent les stations de vélo en
fonction de la demande, des horaires, des "pulsations" de la ville, des
évènements.

Sans_roue

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L’€, est-ce la meilleure monnaie pour les futures (potentielles) indemnités vélo ?

Plusieurs amendements au PLFSS 2013 proposant des mesures pour inciter les entreprises à développer l'utilisation de vélos par leurs salariés ont été adoptés le 13 novembre au Sénat. Une des mesures est une extension du régime des indemnités kilométriques aux vélos. L'employeur pourra ainsi prendre en charge, dans les conditions prévues à l'article L. 3261-4 du code du travail [relatif à la prise en charge des frais de transport des salariés] tout ou partie des frais engagés par ses salariés se déplaçant à vélo entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail, sous la forme d'une indemnité kilométrique vélo, dont le montant sera fixé par décret. Le bénéfice de cette prise en charge pourra se cumuler avec celle prévue dans le cadre de la prime transport, sous certaines conditions.

Comme en Belgique aurjoud'hui, il devient possible que la pratique du vélo soit encouragée par la mise en place de ces indemnités. Si il est clair qu'il s'agirait là d'une avancée majeure, est ce que l'euro est la meilleure monnaie ? au niveau individuel et collectif ?

Pour tenter d'apporter quelques éléments, revoyons quelques éléments indiqués dans le livre de la FING De l'innovation monétaire aux monnaies de l'innovation, déjà abordé dans ce blog. Ce sont des outils d’innovation sociale qui influencent les comportements et la société dans laquelle  nous vivons. Elles favorisent certaines activités et échanges :  l’économie locale,  le lien social, l’éducation, la culture, l’emploi,  l’environnement, la  reconnaissance dans les réseaux sociaux, etc. Elles sont, et seront encore plus demain, de véritables catalyseurs d'innovations si elles sont bien conçues, bien adaptées aux produits/services développés. Elles permettront, notamment, aux acteurs économiques de tisser des relations de confiance avec des consommateurs plus fidèles, de concevoir des produits/services répondant parfaitement aux besoins clairement identifiés. La monnaie, entre autre, apporte un supplément en matière d'intelligence collective: l'holoptisme. Elle permet ainsi de rendre visible l'émergence du groupe, de l'intérêt commun.

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