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Yasuni, un cas à part ou l’avenir du pétrole ?

Lancé voici deux ans, le projet Yasuni fonctionne sur le principe de la compensation carbone. L’Equateur s’engage à ne pas extraire le pétrole de la région (ce qui représente 850 millions de barils et 20 % des réserves du pays) si les pays industrialisés, co-responsables du changement climatique, fournissent une compensation financière pour les 410 millions de tonnes de CO2 évités. A hauteur de 50 % de la somme « perdue », ce financement correspond à 350 millions de dollars par an. Les gouvernements, les organisations et les particuliers peuvent ainsi alimenter le fond Fidéicomis géré par l’ONU et l’Equateur.

Ainsi il y aurait un consentement à payer pour conserver une biodiversité, réduire émissions de GES et pollution ? Est ce que ce cas restera isolé ? Est ce que l'arctique pourrait également suivre la même voie ?

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Du coté du pétrole et du gaz

Du coté du pétrole, deux récents rapports américains issus du DoE et du DoD indiquent des tensions dès 2012 (source http://petrole.blog.lemonde.fr)  :

Un rapport émanant de l’état-major inter-armées américain publié le 15 mars pronostique qu’en 2015, les capacités mondiales de production de pétrole pourraient être inférieures de 10 millions de barils par jour à la demande.

Le rapport du Département de la défense américain (DoD), intitulé Joint Operating Environment 2010, indique (p.29) :

“En 2012, les surplus de capacité de production de pétrole pourraient disparaître entièrement, et dès 2015, le déficit de production pourrait être proche de 10 millions de barils par jour.”

10 millions de barils par jour (Mb/j), cela représente les extractions de l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial de pétrole. Un tel déficit de production, s’il advient, dépasserait 10 % de la demande mondiale de brut, qui s’établit à 86,5 Mb/j aujourd’hui, et devrait atteindre 90 Mb/j en 2015.

Autant dire que si cette hypothèse du Pentagone se réalise, c’est un troisième choc pétrolier qui attend l’économie mondiale, vraisemblablement plus violent que les deux précédents.


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