Archives du mot-clé santé

Moins de voiture, plus de vélo/marche/bus, moins cher d’assurance santé, et après …

Le NHS vient d'estimer que la pratique du vélo permet d'économiser 250 million de livres si nous faisions uniquement un déplacement sur 10 avec ce mode (lire l'article). Cette information viendra se ranger à coté des piles de rapport, de synthèse qui rappellent l'évidence : faire du vélo, marcher se révèle bénéfique pour la santé et l'environnement. En conséquence, nous (société) avons intérêt à favoriser les changements de comportement vers ces modes de transports. Autre évidence, les comptes publics de la santé vont, dans les pays développés, se creuser, obligeant de plus en plus à informer, puis plus tard à contraindre. Pendant ce temps, des acteurs d'un autre domaine arrivent. Ils pensent expérience, connexion, user centric

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Le transport des malades et les taxis, nous avons besoin de changer. Sinon les robots le feront.

D’un côté le transport des malades réalisé par des taxis coûte cher pour la Sécurité sociale, de l’autre c’est, pour ces derniers, un investissement qui trouve là un débouché pérenne. Cette situation est à la fois difficile à faire évoluer, et forcément non durable, dans le sens premier : « qui ne pourra pas durer ».
Ce mode de transport individuel, à la carte, sur de longues distances, réalisé avec des ressources fossiles coûte cher en €uro, et en externalités. Pourtant, des solutions technologiques sont déjà disponibles pour changer et optimiser l’usage de nos ressources énergétiques et économiques.

Que proposent les opérateurs de transports qui pourraient répondre aux potentiels futurs appels ? Essentiellement des outils de planification, d’optimisation de route ? N’avons-nous pas déjà à ce niveau des gains de productivité « simples et rapides »à aller chercher. Comme par exemple :

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Et si l’hybridation devenait principalement muscle + électricité

Trois exemples, trois champs d'application, trois contextes, mais les mêmes idées :

  • plus le véhicule est léger, moins il y aura besoin de batterie donc plus il sera léger, et donc moins il y aura besoin de batterie, donc .. (voir un autre exemple "Less is more")
  • la meilleure énergie de propulsion est la vôtre, parce que votre santé sera un problème collectif (voir le lien santé et mobilité)
  • la capacité d'adaptation du véhicule à différents contextes s'améliore quand on mélange modes de transports lourds, collectifs, légers, individuels (voir l'exemple Hollandais)

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Obésité, quand l’automobile devient un pharmacone

Le choix du mode de transport, ou l'absence possible de choix, impacte notamment la santé. L'obésité ou encore le diabète deviennent alors des traceurs de l'usage excessif de l'automobile. Quand l'automobile devient un pharmacone, à la fois drogue et solution selon la dose. 

Ce sujet du lien santé/mobilité a déjà été abordé dans ce blog sous différents aspects (voir ici). Si les tendances se poursuivent, certains acteurs comme les assurances vont imposer via des systèmes bonus/malus de pratiquer des activités physiques, changer d'alimentation en utilisant massivement des technologies de contrôle pour accéder à certaines données.

Les cartes ci dessous montrent également l'importance de représenter les faits, de croiser certaines données, pour améliorer nos connaissances et donc nos choix. Voir également l'excellent outil Housing+Transportation couplant les données coûts des transports et de l'habitat.

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Biomarqueurs, suivi sanitaire et mode doux

Le sujet de la santé et son lien avec les transports a déjà abordé plusieurs fois (santé 2.0, obésité ou sécurité). Le PIPAME (pôle interministériel de prospective et d'anticipation des mutations économiques) vient de publier un rapport de prospective sur les biomarqueurs (téléchargeable ici).

Les progrès de la recherche dans le domaine de la santé amènent la découverte d’un nombre considérable de biomarqueurs. Ces biomarqueurs présentent un intérêt majeur pour le développement d'une médecine personnalisée. Ils constituent un enjeu stratégique pour les industries de la santé en devenant l’une des principales forces de la recherche biopharmaceutique dans la mise au point de médicaments innovants. Au plan économique, leur développement n'est pas sans conséquences sur la restructuration de la filière des industries de santé, et peut impacter l'équilibre financier de notre système de protection sociale. De la recherche au patient, les étapes du développement des biomarqueurs ont été analysées. Pour ce faire, des interviews d'acteurs clés du domaine des biomarqueurs et une réflexion en groupe de travail partenarial ont été conduites.

Parallèlement à ces utilisations des biomarqueurs, l'industrie agroalimentaire a un fort besoin de biomarqueurs pour soutenir et démontrer des allégations nutritionnelles et de santé. L'utilisation des biomarqueurs dans ce cadre nutraceutique présente de nombreuses spécificités, en particulier le fait que l'on s'adresse à des individus le plus souvent sains. Les enjeux économiques sont potentiellement très importants. Le besoin est aujourd'hui pressant de définir des paramètres objectivables et quantifiables permettant de caractériser certaines allégations sur la santé, mais la difficulté est réelle : comment quantifier une "amélioration du transit et du confort digestif" ou une "diminution des risques cardiovasculaires" ?

Arrêtons nous un instant sur "une technologie à fort enjeux économiques" qui permettrait de quantifier les bénéfices d'un produit vis à vis par exemple des risques cardiovasculaires. Retenons également le rôle de cette solution pourrait avoir en matière de prévention, secteur pour le moment non "marchand".

Peut-on imaginer, puisque ces biomarqueurs pourraient être proposer notamment pour l'industrie alimentaire, utiliser ces mêmes solutions pour quantifier les actions bénéfiques d'une activité physique régulière, comme les modes doux ou actifs ? L'objectif serait ainsi d'avoir des usages non marchands (prévention notamment proposé par les acteurs privés – compagnies d'assurance ou publics) en complément des usages marchands, tout en mettant en oeuvre des systèmes de protection et contrôle attentifs.

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Vers la santé 2.0

Imaginons que l'on soit capable de quantifier les gains apportés par la pratique quotidienne des modes doux dits aussi actifs et de les intégrer dans les mécanismes existants (Certificat Economie d'Energie, TGAP, taxe carbone, mais aussi assurance maladie …) : gains économiques "directs", gains en terme de santé donc de coûts évités "privés" mais aussi "publics", gain en terme de pollution donc de coûts "publics", gain en terme de consommation d'énergie et d'émissions de CO2. Compte tenu des bénéfices économiques directs et indirects, publics et privés, des mécanismes de type PPP (partenariat public privé) pourraient se mettre en oeuvre pour que "naturellement" se développent ces pratiques. Des compagnies d'assurance maladie publiques ou privées pourraient ainsi financer des pistes cyclables parce qu'elles génèrent suffisamment de profit (somme des coûts évités ci dessus).

Cet article d' Audrey Fournier fait le point sur le sujet de la Santé 2.0. L’évolution des usages des Nouvelles technologies de l’information et de la communication engendre de nouveaux comportements. On parle de web participatif, collaboratif, de coproduction. Ce phénomène se transpose dans le domaine de la santé. C’est pourquoi aujourd’hui, des communautés de patients en ligne s’expriment et font entendre une nouvelle voix influente. C’est ce que l’on appelle Santé 2.0.

Cette évolution participe à la remise en question du sujet de la santé, des rapports de force entre les laboratoires, les médecins, les patients, les futurs aggrégateurs de données et les compagnies d'assurance privées ou publiques. Comme les 2 faces d'une même pièce, la Santé 2.0 pourrait permettre, notamment dans le domaine des transports, de promouvoir fortement les pratiques des modes actifs, mais présente des risques comme la commercialisation de données privées.

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Health impact of traffic pollution

The Health Effects Institute (HEI) published a new report, titled "Traffic-Related Air Pollution: A Critical Review of the Literature on Emissions, Exposure, and Health Effects". The report–one of the most comprehensive and systematic reviews of the worldwide traffic emissions and health science to date–has found that there are substantial gaps in what we know about exposure to traffic air pollutants and their health effects.

Based on a systematic review and analysis of over 700 worldwide studies, the report found that the body of medical research provides little firm evidence on the relationship between exposure to traffic and disease. Sufficient evidence was found that exposures to traffic-related air pollution cause asthma exacerbation in children. While "suggestive evidence" also links traffic-related pollution to a number of other health effects, the existing data was deemed insufficient to establish a causal relationship.

Résumé et rapport complet : ici !