Archives mensuelles : septembre 2010

Le point sur l’expédition « Confiance Numérique »

Qui dit service de mobilité, dit partage d'objet, donc une certaine confiance … sujet déjà abordé ici.

Après deux ateliers et un travail considérable de veille et de repérage d’innovation dans le domaine de la confiance, l’expédition "Confiance numérique" de la Fing et la Fondation Télécom vous livre ses premiers résultats. Il est encore temps de les rejoindre et participer à la réflexion !!

L’expédition "Nouvelles approches de la confiance numérique" (avril – décembre 2010 portée par la Fing et la Fondation Télécom) convie entreprises de la sécurité et de la confiance, grands intermédiaires, fournisseurs d’accès et de technologies grand public, acteurs publics, chercheurs, innovateurs… à explorer, ensemble, de nouvelles approches de la "confiance numérique".

Voir tous les éléments sur le blog de la FING.

 

A suivre au fil de l’eau sur le blog du groupe :

  • Un atelier créatif début novembre pour scénariser les pistes les plus prometteuses (atelier ouvert aux porteurs de projets)
  • Un temps de synthèse et mise en forme des pistes
  • La synthèse finale de l’expédition : productions et manifestation publique

Retrouver sa liberté de mouvement (rapport du Ministère de la Santé Jeunesse et Sport)

« La sédentarité croissante constatée dans nos sociétés développées n’existe sous sa forme épidémique que depuis la deuxième moitié du XXème siècle. Facteur de risque de nombreuses maladies chroniques (cardiovasculaires, métaboliques, cancéreuses, psychiques…), elle concerne les deux tiers d’entre nous et s’étend plus drastiquement encore dans la génération de nos enfants. Ce processus de sédentarisation suit deux courbes de croissance successives : celle du développement des transports motorisés, limitant la dépense énergétique individuelle, et celle de la communication : télévisuelle dans un premier temps, informatique désormais qui nous absorbent dans un quotidien toujours plus savant mais de moins en moins actif. »

Extrait du rapport récent du Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative : Plan National de prévention par l’Activité Physique ou Sportive par Jean-François Toussaint.

Lire la suite

MétaNote TdF 7 : La donnée, enjeu stratégique des mobilités multimodales, quelles perspectives ?

Ces MétaNotes synthétisent les idées, propositions, tendances de plusieurs notes. Elles donnent un fil conducteur, et servent de balises pour favoriser la réflexion, l'émergence des Transports du Futur.

Derrière le terme de « donnée » se cache des activités, comme des déplacements, des commandes de marchandises, des trafics, mais également des états physiques comme la météo (très importante pour les modes doux), les polluants atmosphériques ou les places de parking, ou encore des informations construites à partir des données primaires comme l’accessibilité, les émissions de CO2 par colis transporté.

Dans un premier temps, la connaissance de ces données permet aux utilisateurs d’avoir « autorité » sur ceux qui n’ont pas cette connaissance. On peut rappeler que le mot « autorité » vient du mot « augere » qui signifie « augmenté », et qu’il a la même racine que le mot auteur. Celui qui a augmenté son savoir a une autorité (voir également ici). Ainsi quand les TIC permettent de connaître les bouchons ou les places libres de stationnement « avant les autres », cela donne un avantage, jusqu’au moment où tout le monde dispose de la donnée. Quand la connaissance est répartie, homogène, accessible à tous (ce qui est souhaitable), elle ne donne plus « autorité » à l’individu seul, mais elle permet d’accroître les connaissances au niveau de la société à condition que l’on développe de nouveaux outils, de nouveaux modes de gouvernance, incluant les citoyens. Sinon, cela ne servira pas à grand-chose et nous observerons une nouvelle fois l’effet rebond.

Lire la suite

Leçons indiennes, le cas de Tata

L'article du Monde du même titre analyse grâce à une récente étude "The indian way : lessons for the US", le management à l'indienne dans plusieurs multinationales. Les groupes indiens investissent dans la formation de leurs employés mais pas uniquement … luttent contre la pauvreté, multiplient les fondations, versent des participations à des oeuvres caritatives (voir ici pour TATA), et placent l'employé en premier, le client en second.

Conduite dans une centaine d'entreprises indiennes, cette étude montre que celles-ci refusent, tout d'abord, d'être au seul service du profit de leurs actionnaires, et ont une vision souvent large de leurs "parties prenantes". Car les problèmes à résoudre sont nombreux et les ressources rares. Il faut donc s'appuyer sur des salariés préparés à agir avec métier et créativité. Les dirigeants indiens refusent aussi d'associer la réussite de leur entreprise à leurs seules stratégies. Ils consacrent plus de temps que leurs collègues américains à structurer, mobiliser et coordonner les initiatives de leurs équipes. 

C'est dans cet esprit, et pour s'adapter aux contraintes foncières, que Tata aurait conçu sa voiture low cost pour qu'elle puisse être montée et distribuée, non par une chaîne centrale de production, mais par de petits ateliers à travers le pays ou à l'étranger.

L'Inde et ses entreprises inventent de nouveaux produits pour de nouveaux usages, de nouveaux modes de conception, production, commercialisation, de nouveaux modes de management basés sur la confiance et la participation des salariés. Ces modèles sont particulièrement adaptés à leurs environnements. Cette agilité est une force devant les défits qui s'annoncent.

Google soutient un projet de mobilité – Shweeb – à hauteur de 1 M$

Déjà détaillé dans ce blog (voir ici), Shweeb est un concept de transport individuel en milieu urbain pour des trajets courts et moyens, dans des nacelles à pédale lancées sur un monorail. Google propose la somme d'1 million de dollars américains pour financer la recherche et le développement de la technologie Shweeb, afin qu'elle puisse être testée en milieu urbain.

Cette aide s'inscrit dans le projet 10^100. Google a reçu plus de 150 000 idées, émises par des milliers de personnes dans plus de 170 pays. Puis réduit ce nombre jusqu'à obtenir les 16 idées finalistes que nous avons soumises à un vote public.

Lire la suite

Logistique urbaine : agir ensemble (le guide)

La logistique urbaine joue un rôle important dans le bon fonctionnement des villes et des agglomérations. Son organisation nécessite une meilleure coordination entre acteurs publics et privés. Face à ce constat, l’objectif du guide (voir ci dessous) d’aide à la décision est de contribuer à éclairer les collectivités territoriales et les professionnels pour une meilleure organisation des transports urbains de marchandises. L’objectif est d’inciter à agir pour une logistique urbaine « soutenable », mais aussi la mise en commun et la valorisation des bonnes pratiques en matière de livraison de marchandises en ville, autant du point de vue technique que juridique et économique.

Outre FNE et l’ADEME, plusieurs partenaires ont participé à la rédaction de cet ouvrage : le Groupement des Autorités Responsables de Transport (GART), PROXIWAY / Veolia Transport, le Centre d’Etudes sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les constructions, l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie, la Fédération Nationale des Transports Routiers, la fédération des entreprises de Transport et Logistique de France, l’Association des Utilisateurs de transport de Fret, et l’Organisation des Transports Routiers Européens.

Ce guide (voir ci dessous) s’adresse aux associations, professionnels et élus désireux de mieux appréhender les problématiques liées à la logistique urbaine et d’améliorer l’acheminement des marchandises en centre – ville.

Lire la suite

La maîtrise de l’énergie par l’anthropologie

Dominique DESJEUX, dans son article « La maîtrise de l'énergie pour les entreprises, une démarche sous contrainte» analyse les déclencheurs d’une démarche d’économie d’énergie au sens anthropologique. L’anthropologie cherche ici à identifier des mécanismes humains, essaye d’être au plus proche du vécu des acteurs, des solutions pratiques qu’ils mettent en place, et à comprendre pourquoi certains acteurs ont intérêt à la maîtrise de l’énergie et d’autres non.

Premier constat : les acteurs ne sont pas libres de faire ce qu’ils veulent, qu’ils sont soumis à des incertitudes et à des contraintes, qu’ils ont des stratégies implicites ou conscientes en fonction de leur ressources et des perceptions qu’ils ont de la situation. Dans ce modèle explicatif, les valeurs et les opinions ne suffisent pas à expliquer les décisions des acteurs. La décision est appréhendée comme un jeu de billard où c’est la perception des contraintes, l’équivalent de la bande du jeu de billard, qui produit des effets sur l’arbitrage final en faveur ou non des économies d’énergie et non le seul jeu direct des valeurs ou des opinions. Connaître les contraintes perçues est donc un des éléments clés de la méthode d’analyse des prises de décision, le sens servant dans cette approche plus de justification que de déclencheur pratique de la décision. Le sens et l’imaginaire sont donc aussi importants pour expliquer une part des décisions mais ils sont considérés ici comme des variables explicatives dépendantes des contraintes du jeu social et économique.

Le deuxième constat est que la plupart des acteurs cherchent à augmenter leur marge d’autonomie et à limiter le contrôle des autres acteurs sur leurs actions voire à externaliser sur eux leurs problèmes de coût, d’incertitude ou de recherche d’information. La conséquence est que le jeu de la coopération et de la participation à un nouveau service comme un réseau interentreprises autour des usages de l’énergie, par exemple, est lui même soumis à ce double jeu de l’autonomie et de la contrainte.

L’objectif opérationnel est de rechercher dans ce jeu, où chacun recherche légitimement ses propres intérêts et donne son propre sens aux économies d’énergie, et plus généralement à son action, s’il existe des zones de coopération positive, des jeux de « levier vertueux », comme disait un interviewé, c'est-à-dire des actions où tout le monde peut gagner à coopérer ne serait-ce que ponctuellement. En général, les zones de coopération positives se trouvent là où il est possible de faire baisser les contraintes de temps, d’espace, de coût économique ou de charge mentale, et plus généralement tout ce qui préoccupe les acteurs par rapport à leurs objectifs sans menacer trop fortement leurs marge de manoeuvre.

Lire la suite